Hier avait lieu la dernière journée de la phase de qualification à l’Euro 2024, qui se déroulera en Autriche, en Hongrie ainsi qu’en Suisse.
Si certaines équipes étaient d’ores et déjà qualifiées, d’autres devaient encore batailler pour obtenir un des vingt-quatre tickets pour accéder à l’Euro 2024. Parmi elles, la Slovaquie, la Tchéquie, la Serbie ou même la Slovénie, dans le groupe de la France.
Toutes les grandes nations se sont qualifiées, dont la Roumanie, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne, le Monténégro, la Suède et la France qui terminent à six victoires en autant de rencontres. Le Danemark termine également à 100 % de victoire, mais dans un groupe à trois avec la Pologne et le Kosovo. Elles rejoignent les trois pays hôtes et la Norvège, directement qualifiée en tant que tenante du titre. Les Norvégiennes ont, par ailleurs, remporté l’Euro Cup, organisé entre les pays directement qualifiés pour la phase finale.
L’Euro 2024 se déroulera du 28 novembre au 15 décembre prochains, pour la première fois à vingt-quatre nations. La Turquie et les Iles Féroé participeront pour la première fois à la compétition européenne et le Portugal la retrouvera seize ans après leur dernière participation.
La liste des qualifiées
Pays Hôtes : Autriche, Hongrie, Suisse Tenante du titre : Norvège Groupe 1 : Roumanie, Croatie Groupe 2 : Allemagne, Slovaquie, Ukraine Groupe 3 : Pays-Bas, Tchéquie, Portugal Groupe 4 : France, Slovénie Groupe 5 : Espagne, Macédoine du Nord Groupe 6 : Monténégro, Serbie, Turquie Groupe 7 : Suède, Islande, Iles Féroé Groupe 8 : Danemark, Pologne
A l’occasion du choc du we en Première League croate entre le RK Nexe et le club de Zagreb, un délégué a été bousculé en plein match. Le match d’abord arrêté, a été annulé. Encore une nouvelle fois, une ambiance électrique dans les championnats des Balkans.
Nous sommes à la fin de la première mi-temps du match entre Nexe et Zagreb. Les coéquipiers de Timur Dibirov mènent dèjà de 7 buts quand l’ancien ailier droit de Chambéry et Paris, Farudin Melic, part en contre attaque pour marquer. Le but n’est pas accordé mais un jet de 7 mètres est ordonné pour Nexe. Et là tout s’enflamme. On voit le joueur slovène de Nexe et ancien joueur de Magdebourg, Marko Brezjak, venir bousculer le délégué du match. Celui-ci s’effondre suite au choc provoqué par le joueur.
Le match a été initialement arrêté, mais après 20 minutes, il a été annulé. Pour le moment, aucune sanction n’est tombée vis à vis du joueur fautif mais aussi des clubs.
Pour voir la scène mise en cause, cliquez ci-dessous
Gregory Cojean, head coach of HBC Nantes during the game between HBC Nantes and TSV Hannover-Burgdorf at H Arena on March 05, 2024 in Nantes, France. (Photo by Kevin Domas/Panoramic)
Après la première défaite du PSG dans ce championnat cette année, les acteurs sont venus nous livrer leurs impressions.
Les réactions :
Gregory Cojean :« C’est un grand plaisir ce soir, il était temps. Ça faisait un petit moment que Paris nous battait et que chaque rencontre était extrêmement serrée. À chaque fois, dans les moments cruciaux, nous avions du mal à gérer le ballon. Aujourd’hui, nous avons réussi à corriger ces différents problèmes pour les battre dans une salle en fusion.
Le match a été d’une grande intensité, peut-être pas le plus beau en termes de qualité de jeu, mais il a été marqué par une énorme débauche d’énergie physique et mentale. C’est gratifiant lorsque cela porte ses fruits. Cependant, il reste encore plusieurs matchs à disputer pour valider cette victoire. Ce n’est pas une victoire historique, mais ces 2 points étaient cruciaux pour conserver notre avance dans la course à la seconde place du championnat, synonyme de qualification en Ligue des Champions. Le travail des dernières semaines a porté ses fruits (pour rappel, le H est invaincu en 2024).
Nous avons su trouver l’équilibre entre un engagement total et la lucidité nécessaire pour faire les bons choix. Bravo à Paris pour leur performance. Notre équipe doit être prête à être menée de quelques buts contre le PSG et à rebondir. La force des grandes équipes réside dans leur capacité à être menées tout en gardant une maîtrise du jeu et de leurs émotions, comme Paris sait le faire. Nous devons progresser sur ce point, mais aujourd’hui nous avons bien géré ces moments-là. »
Elohim Prandi, encore phénoménal ce soir avec 11 buts, est revenu sur le premier revers de son équipe dans ce championnat : « C’était un très beau combat, avec une grande intensité. En tant que handballeur, c’est un réel plaisir de participer à ce genre de match dans une salle en fusion. Nous avons encore des choses à améliorer pour performer dans les différentes compétitions auxquelles nous participons. Peu importe que je marque 3 ou 15 buts, je me dois d’être très performant sur le terrain. Aujourd’hui, Nantes a été meilleure. Félicitations à eux. »
Le roc JorgeMaqueda, héroïque ce soir et véritable leader en défense, est revenu sur ce match et cette victoire : « On savait que c’était un match très important. Nous voulons vraiment finir deuxièmes cette année. Recevoir le PSG à domicile est toujours quelque chose de particulier, et nous avons livré un très bon match cet après-midi. Le money time a été notre point fort aujourd’hui. Nous avons réussi à embêter Paris à ce moment-là, c’est top. »
Le H conserve donc ses trois points d’avance sur Montpellier dans la course à la LDC, alors que Paris compte désormais trois points d’avance sur le H.
Pour le sixième et dernier match de la phase de qualification pour l’Euro 2024, les Bleues retrouvaient la Lettonie, qu’elles avaient étrillé 55 – 8 lors du match aller.
Quelques jours après leur victoire facile en Italie, les Bleues recevaient la Lettonie, à Saint-Chamond, en banlieue stéphanoise. Pour cette dernière rencontre, face à l’adversaire le plus faible du groupe, Olivier Krumbholz a décidé de repartir avec ses championnes du monde et Pauline Coatanea, pour remplacer Alicia Toublanc. La Brestoise retrouve le maillot bleu qu’elle avait porté pour la dernière fois en 2022, peu de temps avant l’annonce sa maternité.
Pour débuter la rencontre, le but de l’équipe de France était gardé par l’indéboulonnable Laura Glauser, les deux ailières messines Lucie Granier et Chloé Valentini ainsi que la pivot nantaise Oriane Ondono, pour la ligne avant. Sur la base arrière commence un trio titulaire inédit : Orlane Kanor, Tamara Horacek et Laura Flippes, preuve que le coach emblématique des Bleues cherche à solidifier les relations entre arrières à l’orée des Jeux Olympiques.
La partie est entamée, comme souvent, par un arrêt de Laura Glauser qui détourne le ballon sur la barre transversale et l’attaque française ouvre le score, par l’intermédiaire d’Orlane Kanor à six mètres, sur une attaque placée tout en continuité. La suite ressemble à la performance de mercredi, avec une passe au cordeau de la gardienne du CSM Bucarest pour Chloé Valentini qui débloque son compteur du jour. Le jeu de transition est léché, Lucie Granier profite d’un nouvel arrêt de sa gardienne pour se projeter vers l’avant, tout comme Horacek quelques secondes plus tard. Madara Cibulska offre le premier but de son équipe sur un tir en appui (7 – 1, 8′). Après avoir testé Estelle Nze-Minko et Méline Nocandy en défense avancée, Olivier Krumbholz choisis Orlane Kanor en pointe avancée pour cette rencontre. Grâce Zaadi-Deuna, non utilisée face à l’Italie, entre sur le terrain avec Léna Grandveau et Méline Nocandy sur la base arrière et Pauline Coatanea sur l’aile droite. La future Brestoise en profite rapidement pour faire parler de sa vitesse d’exécution en jouant et marquant au prêt, avant que Pauline Coatanea ne s’offre son premier but en bleu en tant que maman (12 – 4, 16′). La suite de la première mi-temps est une véritable démonstration du panel de jeu français et une opportunité de donner du temps de repos aux cadres de l’effectif, comme Estelle Nze-Minko et Pauletta Foppa, tout en restant sérieux (24 – 7, MT).
Au retour des vestiaires, nul doute que les Françaises allaient revenir avec l’intension de marquer un maximum de buts. Les six joueuses de départ reprennent leur place aux côtés d’Hatadou Sako. Rapidement, les Bleues mènent de vingt buts après plusieurs arrêts et relances de la gardienne messines dont en profitent Oriane Ondono et consort (28 – 8, 36′). Les Françaises poursuivent leur bon travail en attaque placée, permettant à Orlane Kanor d’inscrire son quatrième but de la soirée. Pauline Coatanea soigne son retour dans le groupe avec ses contre-attaques éclaires, inscrivant un total de dix buts, sur autant de tentatives. Les Lettones restent muettes, les Bleus ont à cœur de ne laisser que des miettes à leurs adversaires (31 – 8, 40′). Les Bleues continuent de jouer, de relancer, de défendre, de se faire plaisir et Hatadou Sako n’encaisse aucun but depuis la trente-quatrième minute. Les Bleues offrent un beau spectacle au public de Saint-Chamond, entre les lobs de Valentini et Nocandy sur des passes dignes d’une quaterback d’Hatadou Sako et les kung-fu de fin de rencontre entre Sarah Bouktit et Chloé Valentini et entre Lucie Granier et Tamara Horacek pour conclure cette belle soirée (53 – 9, SF). Les Françaises terminent la phase de qualification avec six victoires en autant de rencontres.
Les Bleues vont à présent prendre la direction de Clermont-Ferrand, pour une semaine de stage ponctuée du match amical face à la Roumanie. Le groupe sera renforcé par quatre joueuses supplémentaires : Floriane André, Audrey Dembélé, Aïssatou Kouyaté, et Déborah Lassource. Pour rappel, lors des Jeux Olympiques, le groupe sera constitué de quinze joueuses, dont une réserviste.
Depuis longtemps, le H n’avait pas rencontré le PSG dans son enceinte de la H Arena. Dans un match d’une grande intensité où les deux équipes ont livré une bataille acharnée, le HBC Nantes parvient pour la première fois de la saison à vaincre Paris (32-30).
Dans cette rencontre palpitante, le H a ouvert le score par l’intermédiaire de son maître à jouer, Aymeric Minne (1-0, 1′). Il ne fallait pas arrivé en retard pour ce match, car les deux premières attaques du championnat français se rendent coup pour coup dans les premiers instants de cette partie (4-4, 6′). Grégory Cojean l’avait souligné en conférence de presse vendredi : si les hommes de la cité des Ducs veulent espérer faire tomber le PSG pour la première fois de la saison, il faudra être présents défensivement sur toutes les actions. Chose faite, l’intensité mise par les Nantais pour contrer le jeu d’attaque rapide leur a permis de récupérer quelques ballons et de prendre le premier avantage de cette partie (8-6, 10′).
Mais les joueurs de la capitale ne sont pas premiers du championnat pour rien, aucun match perdu et seulement un petit point laissé face à Toulouse. La réaction n’a pas tardé à arriver malgré le fait que son capitaine ait écopé de deux fois deux minutes durant le premier quart d’heure. Kamil Syprzak, poison pour le H lors des dernières confrontations, continue de faire mal aux Nantais par ses nombreuses positions prises dans la défense. À la dix-septième minute de jeu, les hommes de Grégory Cojean se retrouvent en double infériorité numérique, ce qui permet au PSG de recoller au score (11-11, 18′).
Le coach nantais sent rapidement que ses hommes sont en difficulté et prend le premier temps mort de cette partie à dix minutes de la mi-temps. Ignacio Biosca Garcia a remplacé Ivan Pesic, qui était en difficulté durant le premier quart d’heure de ce match. Ce choix s’est avéré bénéfique pour le H durant les derniers instants de la première mi-temps, avec quelques arrêts importants, dont un penalty. Les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur le score de (16-16), avec déjà 5 buts pour Prandi et 4 pour Minne.
Une deuxième mi-temps de folie
Dans une deuxième mi-temps qui démarre sur les mêmes bases que la première, Grégory Cojean décide de maintenir le même sept de départ pour reprendre le score et entamer rapidement la seconde période. Les cinq premières minutes de ce second acte sont à l’avantage des coéquipiers de Karabatic. Les Nantais rencontrent des difficultés défensives, ce qui permet au PSG de reprendre l’avantage (17-19, 35′).
Dans une salle en fusion, le H s’appuie sur ses nombreux supporters pour essayer de s’accrocher et de recoller au score. Ignacio Biosca Garcia, en grande forme depuis son entrée en jeu, commence à perturber les attaquants du PSG. Seul Prandi parvient encore à trouver des solutions. La défense parisienne connaît quelques difficultés, car son capitaine n’est pas revenu sur le parquet dans cette seconde période, déjà sanctionné par deux fois deux minutes en première mi-temps (20-21, 42′).
Aymeric Minne of HBC Nantes during the game between HBC Nantes and TSV Hannover-Burgdorf at H Arena on March 05, 2024 in Nantes, France. (Photo by Kevin Domas/Panoramic)
Un money-time sous pression
Dans les 15 dernières minutes, la tension monte et les actions deviennent de plus en plus décisives. Les fautes et précipitations se font moins nombreuses. Les entraîneurs transmettent leurs dernières consignes avant d’entrer dans le money time, car les deux équipes se regardent dans les yeux, le score étant à égalité (23-23, 47′). Le temps mort posé par Grégory Cojean à dix minutes de la fin alors que le H était mené de deux buts s’est avéré réussi, car le Nantes est revenu au score et a même repris les devants dans cette partie à six minutes de la fin (27-26, 54′).
La température de la salle devient irrespirables, les corps couverts de sueur se rendent coup pour coup. Paris utilise le fameux jeu à 7 contre 6 dans les derniers instants pour tenter de revenir. Dans les deux dernières minutes, Wallem Pelecka est sanctionnée d’un deux minutes se qui complique la tâche du PSG. Dans une ambiance de folie, le H s’impose (32-30).
Alors qu’Annecy figure à une solide seconde place à 4 journées de la fin, le club de Haute-Savoie sait pourtant déjà qu’il ne jouera pas la Proligue la saison prochaine. Face à un contexte économique incertain et d’importantes exigeances de la fédération, le président Gaël Mermillod fait le choix de mettre le projet Proligue en stand-by afin consolider le club et garantir sa pérennité. Entretien avec lui sur la saison, le devenir du club et de la poule « Fédérale ».
Après avoir terminé premier de sa poule géographique en 2021, l’Annecy CSAV handball s’est depuis construit une solide réputation parmi les meilleurs du niveau en poule « élite », puis « fédérale ». Terminant quatrième en 2022, second en 2023 et étant toujours à cette même place à 4 journées de la fin de l’actuelle saison, l’effectif affiche sportivement un visage de sérieux prétendant à la montée en Proligue. Malheureusement, les réalités sportives ne traduisent pas toujours les accessions et descentes, surtout dans cette Nationale 1 si particulière, qui fait une jonction fragile entre les mondes amateur, semi-professionnel et professionnel.
G. Mermillod : « On reporte l’objectif, mais on n’abandonne pas«
La saison 2023-2024 avait démarré avec une ambition Proligue affichée : 14 arrivées entre l’équipe première et la réserve, avec des postes doublés voire triplés en Nationale 1 et une réserve portée par de de beaux objectifs en Nationale 3. Pourtant, c’est moins de 3 mois après le début de la saison que les dirigeants se rendent à l’évidence et informent leur entraîneur et leurs joueurs que le projet Proligue doit être mis en pause pour assurer la pérennité du club.
Un changement de projet à court terme qui aura bien sûr quelques conséquences comme le départ de l’entraîneur Guillaume Dupin, fin décembre, parti en bons termes et célébré pour sa dernière avec une large victoire face au leader. « Il faut savoir que Guillaume Dupin vient pour ce projet Proligue, explique le président Gaël Mermillod. On a également libéré l’arrière Thomas Fautrero fin décembre, qui a aussi pu rebondir dans un autre club. On a souhaité libérer automatiquement toutes les personnes qui ne trouvaient plus dans le projet du club l’épanouissement qu’ils étaient venus y chercher.«
Malgré la situation, avec des efforts financiers à consentir et la projection d’un niveau de jeu moindre la saison prochaine, près de 80 % de l’effectif a souhaité prolonger au sein du club, et tous ont continué de donner le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain.
« On leur annonce que leur rêve est annulé et malgré ça ils enchaînent ensuite 11 victoires consécutives toutes compétitions confondues. Je vois vraiment l’état d’esprit qu’ils ont mis, ils n’ont rien lâché.«
– Gaël Mermillod, président du Annecy CSAV Handball
Et si les Franciliens de l’Élite Val d’Oiseont mis un terme à cette série dorée il y a deux semaines, l’Annecy CSAV Handball reste en lice pour le titre avec 4 points de retard sur le leader et 4 d’avance sur ses poursuivants à 4 journées du terme. En parallèle du championnat, les Haut-Savoyards s’offrent également un beau parcours en Coupe de France : « On a un super enjeu avec des quarts et demies à jouer à Martigues ce dimanche, et on va tout faire pour s’offrir une belle finale, annonce Mermillod. Maintenant c’est vraiment notre objectif, et je pense que les joueurs ont les moyens de signer une nouvelle année exceptionnelle.«
Martin Gaillard, Annecy CSAV (crédits – Vanessa Broussier)
Un contexte économique difficile malgré l’engouement
Car hors des terrains, tout n’est pas au beau fixe. Malgré un important travail effectué sur le partenariat privé ces 5 dernières années, franchissant récemment la barre des 80 partenaires, le club d’Annecy-le-Vieux doit faire face à une diminution de leurs contributions du fait de la conjoncture économique. Du côté municipal, le club déplore les reports successifs du projet d’aménagement de leur complexe sportif des Glaisins, malgré un engouement populaire important. « On a une petite salle de 500 places, dans laquelle on peut faire entrer jusqu’à 650 personnes avec des places debout. Mais face à la réserve du Paris Saint-Germain, on a eu plus de 1 200 demandes, explique le président. La rénovation de nos tribunes est malheureusement repoussée depuis 3 ans, ce qui perturbe chaque saison nos recettes de billetterie et notre trésorerie. » Autant de contraintes extérieures qui amènent le club à choisir de mettre en stand-by le projet Proligue et d’alléger sa masse financière.
« On sera toujours un club sportif bien vivant, on ne connaîtra pas de relégation administrative et je pense qu’on a pris la bonne décision. Mais on ne pourra plus se permettre pour l’instant de jouer avec nos amis de la poule fédérale. »
– Gaël Mermillod, président du Annecy CSAV Handball
Il serait toutefois réducteur de s’arrêter à cette situation conjoncturelle : si le club connaît comme beaucoup des difficultés financières dans cette période post-crise sanitaire, ce sont également les exigences de la Fédération française de handball et l’accompagnement des clubs qui sont ici interrogés.
G. Mermillod : « On s’identifie à un monde de footballeurs qui n’est pas le nôtre«
Dans la volonté d’accompagner la professionnalisation du sport, la Nationale 1 connaît ces dernières années d’importantes évolutions afin de guider progressivement ses clubs à sortir du modèle amateur. Une volonté d’aller pas à pas qui veut préserver de croissances trop brusques et dangereuses, mais qui ne correspond pas toujours aux modèles associatifs de certains clubs. « On est récemment venus en soutien des poules géographiques de Nationale 1 qui risquaient de se voir imposer l’obligation d’avoir deux salariés en équivalent temps plein, rappelle Gaël Mermillod. Deux ETP en poule géographique, ça ne répond à aucune logique. On assiste à une augmentation de la masse financière des clubs qui les met en difficultés, sans pour autant garantir leur pérennité. » Aussi, après la création du statut « VAP » (Voie d’Accession au Professionnalisme) et la création d’une poule « élite », la poule « fédérale » a remplacé le VAP pour imposer un cahier des charges rigoureux pour les 12 à 14 meilleurs clubs du niveau. « Cette poule fédérale a un coût important, et je pense qu’y rester 4-5 ans sans monter en Proligue n’est pas forcément opportun, estime le président. On a fait le calcul, on estime l’écart de 150 000 € à 200 000 € par an par rapport aux poules géographiques. Avant, le statut VAP s’adressaient aux clubs qui avaient un vrai projet de Proligue mais aujourd’hui la poule fédérale fait peser les mêmes exigences sur les 12 clubs.«
« Je suis un petit peu déçu de nos gouvernances… même en Proligue on voit que les clubs ont du mal à tenir : on n’a même plus de relégations sportives, tout se passe sur le terrain administratif et financier, et l’éthique sportive n’y est plus. On nous annonce cette saison que deux clubs de Proligue tomberaient. Demain, combien d’autres tomberont ? On s’identifie à un monde de footballeurs qui n’est pas le nôtre, restons à notre place.«
– Gaël Mermillod, président de l’Annecy CSAV Handball
La poule fédérale en quête de participants ?
Le 15 avril prochain, tous les clubs de Nationale 1 devront avoir déposé leurs comptes auprès de la Commission Nationale de Contrôle et de Gestion (CNCG) de la fédération, qui étudiera par la même occasion les demandes d’accession en poule fédérale. Mais cette saison, Annecy n’en sera pas. « On l’a annoncé en milieu de semaine dernière, nous ne pourrons pas viser la poule fédérale la saison prochaine et nous descendrons en poules géographiques, explique Gaël Mermillod. Aujourd’hui la poule fédérale ne nous sert à rien. Qu’on soit en poule fédérale ou géographique, dans nos rapports aux partenaires ça ne change rien. Si nous passions en deuxième division nous aurions un levier pour demander des subventions supplémentaires à la mairie ou au département mais ce n’est pas le cas avec la poule fédérale. » Si l’excellence sportive de la poule est reconnue de tous ses acteurs et spectateurs, cet enjeu de lisibilité est remonté par nombre de présidents et entraîneurs depuis sa création, et pourrait continuer à être un sujet de discussion ces prochaines années.
Mais aujourd’hui, le format ne s’apprête pas à changer pour la saison à venir, hormis le passage programmé de 12 à 14 clubs au sein de la poule fédérale. « On a informé la CNCG qu’on ne participerait pas à la poule fédérale mis à part une évolution des exigences, mais ces dernières devraient être les mêmes que cette année, raconte le président. Nous avons environ 750 000 € de budget cette année et nous savons que nous ne sommes pas les seuls à éprouver des difficultés avec ce cahier des charges. La composition de la poule fédérale ne se fera quasiment que sur critères financiers la saison qui arrive. Et au-delà de l’éthique sportive, je me pose surtout la question de savoir quels clubs seront en mesure d’y aller ! » Si des incertitudes planent sur la capacité à remplir les 14 places de la poule fédérale pour le mois de septembre prochain, ces paramètres ont d’ores et déjà un impact sur la fin de saison et les 4 matchs restants à jouer. Si Dreux-Vernouillet semble assuré de monter en Proligue, le second ticket pourrait revenir au 3ème voire 4ème du classement. À l’autre bout du tableau, la dernière place actuellement occupée par Lanester (avec 3 points de retard sur Gonfreville) pourrait ne pas reléguer les Bretons si la poule est en recherche de clubs volontaires, et si le dossier Morbihannais en remplit les critères.
En guise de consolation pour les spectateurs et spectatrices de Nationale 1 fédérale, on notera que l’ensemble de ces hypothèses n’apportent toutefois aucunes garanties pour des clubs dont les joueurs se battront jusqu’au bout pour obtenir leurs meilleurs résultats : Lanester pour son maintien sportif, Saintes et Mulhouse-Rixheim pour le ticket de rattrapage pour la Proligue, et Annecy pour accrocher la tête du classement et, pourquoi pas, un sacre en coupe de France fédérale le 18 mai prochain…
Saint-Raphaël reçoit Montpellier, en pleine confiance après sa qualification en Ligue des champions. Les Varois vont essayer de faire aussi bien qu’au match aller (35-35), dans une rencontre portée par l’attaque, 80 buts inscrits. Offrant une nouvelle victoire au MHB (38-42), qui met toujours la pression sur le HBC Nantes.
La rencontre démarre sur les chapeaux de roues malgré un bon début de match de Charles Bolzinger, les Montpelliérains n’arrivent pas à creuser l’écart. Saint-Raphaël, porté par un bon José Maria Marquez Coloma (6 buts), reprend la main dans un match qui s’annonce fou (8-7 12’). Les locaux, n’arrêtent pas leur marche en avant et prennent un petit break (15-13). Montpellier peine à trouver des solutions en attaque, des exploits individuels comme Bryan Monte leur permettent de rester dans le coup. C’est finalement, en fin de première mi-temps que le MHB accélère après une parade de Rémi Desbonnet et une contre attaque conclues par Stas Skube (9 buts). Les hommes de Patrice Canayer rentrent aux vestiaires avec deux longueurs d’avance (19-17).
80 buts marqués, les attaques à l’honneur
En seconde mi-temps, Saint-Raphaël peut compter sur un joueur pour ne pas voir s’envoler les héraultais : Micke Brasseleur, auteur d’un match XXL (12 buts). Si l’écart ne grandit pas depuis le début de la rencontre, Montpellier efficace et rapide inflige un 3-0 aux Varois passant la marque à 24-29 (41’). Déterminé et adroit, les coéquipiers de Raphaël Caucheteux reviennent une nouvelle fois au score à dix minutes du terme (32-33 50’). Les compteurs s’affolent, les buts s’enchaînent à l’avantage du MHB, qui, dans le money-time prend les devants pour de bon (1-4 en 3 minutes). Ce match fou, se jouera jusqu’au bout, mais l’écart est trop grand, belle victoire de Montpellier face à un adversaire coriace et toujours dans la course au top 5 (38-42 score final).
La 23e journée de Starligue a débuté hier soir avec 6 matchs. Limoges a gâché l’inauguration de la nouvelle salle de Chartres en dominant nettement les locaux (32-40). Toulouse est allé gagner à Dunkerque et stopper la jolie série des Nordistes (30-36). Les concurrents pour le maintien ont tout donné hier soir. Certains sont rentrés bredouilles à l’image de Dijon qui a failli faire un exploit à Nîmes (39-37). Saran et Ivry ont réussi à accrocher un point du nul respectivement face à Cesson-Rennes (34-34) et Chambéry (30-30). Enfin, Créteil a fait le joli coup de la soirée en dominant Aix (31-27).
Six matchs en même temps, c’est difficile à suivre pour un seul homme. J’ai hésite à demander à une intelligence artificielle de m’aider mais finalement, je pense pouvoir vous proposer humainement la quintessence de la soirée d’hier. En s’approchant de la fin de saison, chaque match revêt encore plus d’enjeux et hier, les derniers du classement ont montré de belles choses, sans doute conscients que la fin approche et que les deux derniers dans la charrette seront bien malheureux.
Toulouse et Limoges ne flanchent pas, Nîmes se fait (un peu) peur
En déplacement périlleux, Toulouse et Limoges n’ont pas faibli. Le Fenix s’est imposé avec autorité à Dunkerque (30-36). Ils étaient pourtant attendus dans le Nord par l’USDK qui restait sur de bonnes sorties. Malheureusement pour les StadesdesFlandres, les locaux ont tenu 20 belles minutes avant de succomber aux Toulousains. Les 11 buts de Pelayo, les 12 passes de Faustin ne suffisent pas à contenir la fureur du Fenix. Dans le sillage de Martins Vieira, Feuchtmann ou encore Nemanja Ilic, Toulouse a rendu une copie très convaincante. Avec ce net succès, le Fenix consolide sa 4e place et pointe à 3 petits points de Montpellier qui jouera ce soir à Saint-Raphaël.
ILIC Nemanja (Fenix Toulouse Handball)
Toulouse peut espérer chasser Montpellier mais est également chassé. Son premier poursuivant est Limoges. Certes à 6 points des Haut-Garonnais, les Limougeauds ont enchaîné une deuxième victoire à l’extérieur. Après leur belle performance la semaine dernière à Chambéry, Limoges s’est imposé hier à Chartres (32-40). Après une première mi-temps disputée, le LH a accéléré en deuxième mi-temps, bien aidé par les arrêts de Dino Slavic ou les buts d’Iglesias et Nieto. Chartres doit ainsi s’incliner pour sa première dans son Colisée. Du côté de Limoges, on s’installe à la 5e place, à égalité avec Nîmes.
Nîmes qui s’est fait un peu peur hier soir au Parnasse. La réception de la lanterne rouge Dijon a failli virer au vinaigre mais les Gardois ont finalement arraché la victoire (39-37). Alors qu’ils menaient de 8 buts à 20 minutes du terme (27-19), les coéquipiers Mohab Abdelhak (8 buts) ont vu les Dijonnais leur revenir dessus. Berkous (12 buts), Bois (9 passes) et leurs copains regretteront sans doute ce départ un peu tardif car leur dernier quart d’heure a été spectaculaire face à des Nîmois qui ont été surpris. Loin de finir le match sereinement, Nîmes a dû s’arracher et conquérir le succès à la dernière minute.
Ivry et Saran prennent un point, Créteil deux !
Créteil s’est imposé à Robert Oubron hier face à Aix (31-27). Après un long et intese chassé-croisé au score, les Cristoliens ont fini par creuser l’écart autour du quart d’heure de jeu. Les nombreux arrêts de Dylan Soyez, les buts d’Imare et les passes de Djekic font sombrer l’embarcation provençale. Créteil l’emporte (31-27), reste relégable, mais n’est plus qu’à un petit point des Septors !
Les Septors ont également lutté fort face à Cesson-Rennes et ont finalement été récompensés d’un match nul (34-34). Ils seront peut-être un peu frustrés aujourd’hui car ils ont mené un bon moment face aux Bretons. Ils ont même été assez nettement devant (8-2 à la 10e minute) mais ils ont semblé piocher physiquement à 20 minutes du terme. Heureusement pour eux, ils ont su ne pas craquer face aux banderilles de Tuzolana, Molinié et leurs comparses et sauvegarder un petit point qui sera peut-être très précieux en fin de saison.
Un tout petit peu plus haut au classement, Ivry a aussi réussi à grapiller un petit point face à Chambéry (30-30). Les deux équipes se sont livrés à une belle partie où personne n’a jamais pu s’échapper. Ivry a pu compter jusqu’à trois buts d’avance (19-16, 36e), dans le sillage de Mohamed et Zaepfel. Mais Chambéry est revenu et aurait également pu l’emporter (25-27) grâce aux fléchettes de Vanègue, qui a d’ailleurs égalisé à quelques secondes du terme. Savoyards et Val-de-Marnais se quittent finalement bons amis sur un nul qui fait un peu plus l’affaire d’Ivry. Les hommes de Didier Dinart gardent 3 points d’avance sur Saran et 4 sur leurs voisins Créteil. Côté Chambéry, il s’agit malheureusement d’un 4e match sans victoire sur les 5 dernières rencontres.
Alors que les 8èmes de finales retour de la ligue des champions masculine se sont terminées hier soir, on connait désormais le programme complet des 1/4 de finales qui se dérouleront les 24/25 avril prochains pour les matchs aller et les 1er et 2 mai pour les matchs retours. Les deux clubs français encore engagés, Montpellier et Paris, auront fort à faire pour envisager Cologne et le Final4 puisqu’ils seront opposés respectivement au THW Kiel de Samir Belhacene et au FC Barcelone et sa tribu française composée de Dika Mem, Melvyn Richardson ou encore de Timothey N’Guessan.
Les deux clubs tricolores disputeront leur match retour à l’extérieur.
Luc Steins of Paris Saint-Germain Handball and Nikola Karabatic of Paris Saint-Germain Handballduring the game between Paris Saint-Germain HB and Pick Szeged at Stade Pierre de Coubertin on March 06, 2024 in Paris, France. (Photo by Kevin Domas/Panoramic)
Paris reçoit dans son antre le Wisla Plock, pour le retour dès huitièmes de finale de Ligue des Champions. Les coéquipiers de Luka Karabatic partent avec un avantage de 4 buts, grâce à leur victoire au match aller (26-30). Après un match poussif, les Parisiens finissent par se qualifier après une victoire 34-33. En quart de finale, ils devront faire face à Barcelone.
Prandi – Balageur mènent Paris
Dès le début de la rencontre, c’est Elohim Prandi qui marque les esprits après une interception et un premier but. Les deux équipes se rendent la pareille, dans un match où pour l’instant, les gardiens ne brillent pas (5-5 7’). Les polonais démarrent fort, mais les montants parisiens les empêchent de prendre les devants. Malgré une infériorité défensive contre Plock, ce sont bien eux qui marquent un 3-0, après des pertes balles successives des hommes de Raul Gonzalez (7-8 14’). Puis Elohim, prend le jeu à son compte, pour le plus grand plaisir des fans à Coubertin, Paris a repris l’avantage et fait même le break (12-9 20’). La première mi-temps se termine avec une attaque fluide et une défense retrouvée, face à des polonais qui vont, désormais, devoir réaliser l’impossible (18-15 30′).
Plock pousse, Paris poussif
On prend les mêmes et on recommence, le second acte démarre comme s’est terminé le premier : des attaques efficaces et spectaculaires (22-19 35’). David Balageur, impérial, ce soir sur son aile droite, à 100% permet à ses coéquipiers de prendre 6 longueurs d’avance (25-19 40’). Plock, toujours en chasse derrière met pression aux joueurs parisiens en revenant à seulement 2 unités. Les Polonais imposent un faux rythme qui gêne Paris (28-26 49’). Raul Gonzalez, pour reprendre l’avantage, utilise Wallem Pelecka sur un poste avancé s’occupant de Gergo Fazekas (30-29 24’). Une interception de Nikola Karabatic et une parade salvatrice de Jannick Green offrent une bouffée d’air, dans le money-Time, aux Parisiens (33-30 27’). Un ultime 7m inscrit par Przemyslaw Krajewski, scelle la rencontre sur le score de 34-33.