A l’occasion de la venue des dirigeants de l’IHF pour un congrès extraordinaire la semaine du 15 avril à la Maison du Handball à Créteil, la FFHB va accueillir le tirage au sort des tournois olympiques des JO de Paris 2024 le mardi 16 avril. En présence de nombreuses personnalités du handball international, notamment les deux sélectionneurs des équipes de France, Guillaume Gille et Olivier Krumbholz.
C’est également à cette occasion, le mardi 16 avril, que l’IHF annoncera l’attribution des pays hôtes organisateurs des prochains championnats du monde. Pour rappel, la France aux côtés de l’Allemagne, s’est portée candidat eà l’organisation des éditions 2029 ou 2031 du Mondial masculin.
Match retour des playoffs de la Ligue des Champions, c’est au tour du MHB de recevoir Zagreb. Après s’être quitté sur un score de parité, 27 partout, tout restait donc à faire ce soir. À domicile, les Montpelliérains ont réalisé une très grande seconde période pour balayer les Croates et accéder aux quarts de finale, qu’ils joueront face aux allemands de Kiel.
Le début de match est à l’avantage des Croates, profitant de la maladresse montpelliéraines et grâce aux nombreuses parades de Matej Mandic (14 arrêts). Sous l’impulsion d’un Stats Skube en patron (8 buts), le MHB va refaire son retard et par l’intermédiaire d’un but splendide du jeune brésilien, Bryan Monte, Montpellier recolle (10′, 5-5). Mais Aldin Faljic (6 buts) et Matej Mandic sont venus pour faire déjouer les plans de Patrice Canayer, ils vont permettre aux leurs de rester devant pendant une grande partie de la première période. Finalement, à l’approche du retour aux vestiaires, les Montpelliérains vont se secouer et recoller in extremis grâce à Sebastian Karlsson (30′, 14-14).
Une seconde période intense
Dès le retour sur le terrain, dans un FDI stadium incandescent, les deux équipes vont se rendre coup pour coup. Le retour de Karl Konan fait le plus grand bien aux Montpelliérains, qui, en s’appuyant sur une très bonne défense et n’encaissant qu’un seul but entre la 10e et la 20e minute, vont pouvoir faire un premier break (45′, 23-19). Remi Desbonnets à la parade et à la relance, les ailiers Lucas Pellas (5 bust) et Sebastian Karlsson (5 buts), la recette parfaite pour distancer des Croates qui s’énervent et se frustrent. Les joueurs montpelliérains vont jusqu’au bout de leur capacité, Valentin Porte est obligé de sortir à cause de ses crampes, mais Charles Bolzinger, en retrait en première période, stop deux 7m, Montpellier n’a plus qu’à enfoncer le clou et achever Zagreb (30-24).
Au prochain tour, le MHB affrontera les Zèbres de Kiel, l’occasion de retrouver l’international Français, Samir Belhacene.
Le club de Frontignan Thau vient d’être sanctionné par la LNH d’un retrait de 4 points suite aux difficultés financières rencontrées par le club de l’Hérault depuis son accession en Proligue. Son avenir dans le handball professionnel est clairement compromis.
Débutée en 2022, la situation financière précaire du club de FrontignanThau refait surface aujourd’hui après l’annonce de la CNACG avec un retrait de 4 points au classement. Les conditions de participation au championnat de Proligue imposent au club de doubler son budget afin de le faire passer de 650 000 à 1 300 000 € : effort financier considérable à réaliser !
Les dirigeants se sont tournés vers leurs partenaires et notamment les collectivités pour assurer le versement de leurs subventions publiques. Manifestement l’effort obtenu n’a pas suffi à convaincre l’autorité de contrôle financier du handball français. Malgré une situation sportive très honorable, l’avenir du club en Proligue risque de s’assombrir. Le communiqué de presse du club ne fait nulle doute sur une situation très compliquée à gérer dans l’avenir « Que nous parvenions à nous maintenir en Proligue ou que nous dussions pâtir d’une relégation pour combler notre déficit et assainir nos finances, le projet de conserver une équipe professionnelle de handball sur les pourtours du Bassin de Thau reste notre volonté ».
Avec ses championnes du Monde, hormis Alicia Toublanc blessée, Olivier Krumbholz affrontait l’Italie pour le compte de cinquième journée de la phase de qualification, déjà acquise, pour l’Euro 2024.
Au coup d’envoi de la rencontre, l’entraîneur français a maintenu sa confiance en Laura Glauser dans les buts, Chloé Valentini et Lucie Granier aux ailes, Pauletta Foppa en pivot et le trio Nze-Minko-Horacek-Flippes sur la base arrière.
Sur un tir facile à six mètres, Pauletta Foppa ouvre le compteur des Bleues, dès la première action. La défense récupère le ballon sur la phase d’attaque des Transalpines et converti par une contre attaque éclair de Chloé Valentini. Le jeu de transition est le point d’attention que les Bleues sont venues travailler, en témoignent les trois actions suivantes rapidement converties (0 – 5, 4′). Les Françaises défendent facilement sur une base arrière italienne composée de trois droitières et marquent aisément dans les intervalles laissés par les locales. Il faudra attendre la dixième minute pour voir les Italiennes marquer leur premier but par l’intermédiaire de Giulia Gozzi, après une belle parade de Maddalena Cabrini sur Chloé Valentini (1 – 7, 10′). Olivier Krumbholz entame son turnover dans le premier quart d’heure avec les entrées de Grace Zaadi-Deuna et Léna Grandveau. S’en suit une baisse de régime, avec des échecs au tir en attaque placée côté français, mais un jeu sur le grand espace toujours autant prolifique. Orlane Kanor entre en jeu, mais retourne rapidement sur le banc, sanctionnée d’une exclusion temporaire. Les Bleues gèrent cette infériorité numérique en encaissant qu’un seul but puis accélère le jeu en infligeant un 5 – 0 (5 – 15, 23′). La fin de seconde période est à l’avantage des Bleues qui rentrent au vestiaire avec un matelas confortable (7 – 19, MT).
Pour la seconde période, Hatadou Sako prend la garde des buts Bleus, et Méline Nocandy, en pointe avancée, est préférée à Tamara Horacek pour travailler sur une défense étagée en 1-5. La gardienne Messine sort son premier ballon, et les Bleues poursuivent leur bon travail de décalage, jusqu’à l’aile de Chloé Valentini. La suite ressemble à un match d’entraînement afin de préparer les Jeux Olympiques. Olivier Krumbholz insiste sur la 1-5, le jeu de transition se peaufine, en témoignent les quinze buts marqués par les ailières françaises. A l’orée du dernier quart d’heure, la différence de buts était déjà de dix-sept longueurs (11 – 28, 45′), avant que Coralie Lassource permettent aux Bleues de mener de vingt buts (11 – 31, 50′). Les dix dernières minutes restent sérieuses et Tamara Horacek conclue, sur un jet de sept mètres, le récital des Championnes du Monde (36 – 13, SF)
A Saint-Etienne, dimanche, les Bleues essaieront de faire un sans-faute dans ses éliminatoires, et de poursuivent leur folle série d’invincibilité.
C’est un nouveau séisme sur la planète handball. La star danoise Mikkel Hansen a officialisé sa retraite à la fin de la saison, après les Jeux olympiques de Paris ! L’arrière gauche d’Aalborg arrêtera donc sa grande carrière à l’âge de 36 ans.
Hier, le club d’Aalborg annonçait donner une conférence de presse ce midi en compagnie de Mikkel Hansen. Les rumeurs laissaient tendre vers l’annonce de la retraite du danois. C’est désormais officiel. L’homme au bandeau s’arrêtera juste après les Jeux olympiques de Paris. Une décision qu’il a mûrement réfléchie. « Après de longues réflexions, je suis arrivé à un point de ma vie où ma famille et mes nouvelles aventures passionnantes doivent avoir la priorité » a-t-il déclaré.
Jan Larsen, le directeur du club, salue son passage à Aalborg. « Bien qu’il ne s’agisse que de deux saisons au club, Mikkel a réussi par sa présence à faire passer le club à un tout autre niveau, à la fois sur, et en dehors du terrain. »
Considéré comme le meilleur handballeur danois de l’histoire, Mikkel Hansen raccrochera les chaussures en même temps que Nikola Karabatic. Si la finale des JO oppose de nouveau la France au Danemark (comme en 2016 et 2021), ce sera l’occasion de finir en apothéose pour les deux figures du handball de la dernière décennie.
Les grands clubs féminins ont quasiment bouclé leurs effectifs pour la saison prochaine. L’intersaison sera marquée par des mouvements de plusieurs stars. Parmi elles, quelques championnes du monde françaises…
Si les mouvements dans les grands clubs masculins ont été jusqu’ici assez peu importants, comme nous l’avons remarqué dans un article publié samedi, la donne est différente chez les femmes, où ça va bien bouger parmi les clubs majeurs. Quelques chiffres pour commencer : Györ, Brest et Buducnost ont annoncé six recrues, le CSM Bucarest et Bietigheim cinq, tandis que Metz, le Rapid Bucarest, Ferencvaros, Odense, Debrecen et les Vipers de Kristiansand ont annoncé quatre arrivées. Esbjerg devrait garder plus de stabilité, avec deux arrivées annoncées pour deux départs (mais un changement de coach, Tomas Axnér prenant la suite de Jesper Nielsen). Pas de grande révolution en vue, mais les changements qui seront opérés n’en seront pas moins majeurs. Petit tour d’horizon sur les mouvements déjà annoncés pour la saison prochaine.
Györ pour un nouveau départ
Stine Bredal Oftedal (Gyori Audi ETO KC)
Le géant hongrois Györ est contesté. Autrefois hégémonique sur la scène européenne, il a dû regarder Kristiansand soulever trois fois d’affilée le titre suprême européen, et il se voit menacer avec toujours plus de force sur la scène nationale par Ferencvaros. Les dirigeants acceptent mal les défaites, comme pourrait en témoigner Ulrik Kirkely, arrivé l’été dernier et déjà viré. On ne sait pas si Per Johansson restera au-delà de cette saison, mais on sait déjà que l’équipe changera de visage à l’été, après un été dernier relativement calme (trois arrivées). Le principal départ à noter est celui de Stine Oftedal : la demi-centre norvégienne n’a pas officiellement annoncé sa retraite après les JO de Paris, mais il est déjà certain qu’elle ne rempilera pas en Hongrie, après sept ans sous le maillot vert. Elle n’est pas la seule star à quitter le nord-ouest de la Hongrie cet été, puisque les gardiennes Silje Solberg et Rinka Duijndam, les arrières Ana Gros et Line Haugsted, la pivot Yvette Broch – qui a, elle, bien confirmé qu’elle arrêtait le handball en fin de saison – et l’ailière Nadine Szöllösi-Schatzl feront également leurs bagages.
Györ est, comme à son habitude, allé chercher chez ses rivaux européens pour se renforcer, et, comme à son habitude depuis quelques années, à Metz, en recrutant Kristina Jørgensen et Hatadou Sako. Elles auront la lourde tâche de succéder respectivement à Oftedal et Solberg. Kristine Breistøl, arrière majeure d’Esbjerg et de la sélection norvégienne, et les trois Néerlandaises Dione Housheer, Bo van Wetering (toutes deux venues d’Odense) et Kelly Dulfer (de Bietigheim) ont également signé, afin de maintenir Györ au sommet du gotha européen.
Des Françaises en mouvement
GLAUSER Laura (Equipe de France féminine)
Outre Hatadou Sako, on retrouve nombre d’internationales françaises dans notre espace transferts. Océane Sercien-Ugolin va quitter la Norvège et les Vipers de Kristiansand, où elle a bien garni son palmarès, pour tenter l’aventure hongroise avec Debrecen. En Roumanie, la colonie française de Bucarest disparaîtra en un été, puisque les trois Françaises du CSM Bucarest, Grâce Zaadi, Laura Flippes et Laura Glauser, et les sœurs Orlane et Laura Kanor du Rapid Bucarest quittent toutes la capitale roumaine. Si Flippes retrouvera Metz et Laura Kanor partira tout à l’ouest, du côté de Brest, on retrouvera Laura Glauser et Orlane Kanor à Budapest, au FTC, où elles ont signé en compagnie des deux stars russes Valeriia Maslova (Brest) et Daria Dmitrieva (Krim).
Aissatou Kouyaté (Brest). Photo : Emma da Silva/Icon Sport
Grâce Zaadi déménage pour sa part à Ljubljana, en Slovénie. A Krim, elle évoluera avec une autre internationale bleue, Tamara Horacek, qui retrouvera la Ligue des champions après avoir évolué cette saison à Nantes. Ana Gros, une très bonne connaissance du championnat de France, revient aussi en Slovénie cet été. Allison Pineau est pour sa part sur le départ : la demi-centre qui a marqué l’histoire des Bleues prendra sa retraite cet été. Enfin, Buducnost perdra Kalidiatou Niakaté, qui retourne en France, à Nantes, la saison prochaine, mais récupérera Aïssatou Kouyaté, qui quitte Brest pour le Monténégro. A Buducnost, Kouyaté ne sera pas trop dépaysée car elle voyage avec deux autres Brestoises, Djurdjina Jaukovic et Jenny Carlson. Elle pourra également communiquer en français avec ses gardiennes. En effet, Armelle Attingré – naturalisée monténégrine depuis peu – a prolongé son bail à Podgorica, tandis que la Norvégo-japonaise Sakura Hauge, après cinq ans à Besançon, se lance un nouveau défi à 37 ans en rejoignant elle aussi la capitale monténégrine.
Les Vipers devraient parvenir à garder une certaine stabilité
En difficulté financière, les Vipers de Kristiansand, triples championnes d’Europe en titre, devraient rester compétitives la saison prochaine. Elles perdront quelques joueuses importantes de leur effectif, comme Océane Sercien-Ugolin ou Lysa Tchaptchet, qui portera la tunique orange d’Odense la saison prochaine, mais elles ont trouvé de quoi bien renforcer leur base arrière avec Larissa Nüsser et Nina Koppang. Surtout que, un temps annoncée sur le départ, la star Anna Vyakhireva (photo) devrait finalement rester en Norvège. Les journaux bretons Ouest-France et Le Télégramme avaient révélé que la Russe aurait pu signer à Brest, mais, fin février, Le Télégramme annonçait que la piste s’était refroidie et que Vyakhireva devrait finalement rester aux Vipers.
Enfin, parmi les autres mouvements marquants, notons le départ d’Emma Friis d’Ikast pour le CSM Bucarest, les mouvements dans les buts de Bietigheim avec l’ancienne de Fleury Gabriela Moreschi qui rejoint elle aussi Bucarest et Melinda Szikora qui arrive à Chambray, en Ligue Butagaz Energie, tandis que l’internationale allemande Nicole Roth et la Suédoise Johanna Bundsen garderont les cages du double champion d’Allemagne en titre, bien parti pour décrocher un troisième titre d’affilée. Rappelons également qu’Odense a, outre Tchaptchet, recruté deux joueuses du championnat de France pour renforcer sa base arrière la saison prochaine, la Messine Louise Burgaard et la Nantaise Helene Fauske.
Pour rester au courant des derniers mouvements parmi ces grands clubs féminins européens, consultez régulièrement l’espace transferts de notre site !
Les transferts des équipes françaises feront l’objet d’un point ultérieur.
Si vous voyez un manque dans l’espace transferts, vous pouvez nous le signaler dans les commentaires sous cet article !
Cesson-Rennes et Sylvain Hochet ont officialisé ce mardi ce qui n’était plus qu’un secret de Polichinelle : l’emblématique ailier gauche, arrivé à ce qui s’appelait alors l’OC Cesson Handball lorsqu’il était en D2 il y a 17 ans, va quitter son club de toujours à la fin de la saison. Connu pour sa combativité, Hochet, 36 ans, a connu les hauts et les bas du club de la banlieue rennaise, mais il sera retenu surtout pour les hauts, comme la montée en D1 en 2009, les multiples maintiens de justesse, les grands matchs dans la salle du Liberté avant l’inauguration de la Glaz Arena en 2019. Comme capitaine du CRMHB, il a été l’un des acteurs principaux de la structuration du club désormais bien installé dans l’élite du championnat français.
En décembre, Sylvain Hochet avait expliqué à Ouest-France vouloir continuer sa carrière à l’issue de cette saison. « Pourquoi pas me mettre en qualité de joker si jamais un club a un blessé ? », avait-il notamment déclaré. On pourrait donc toujours voir Sylvain Hochet dans les salles l’an prochain, mais le voir porter un autre maillot que la tunique cessonnaise risque de demander un temps d’adaptation aux suiveurs du handball.
En tout début de semaine, Alicia Toublanc s’est blessée à l’entrainement avec les Bleues. La Brestoise sera absente des terrains pendant quelques temps.Les examens effectués ce matin à Paris ont diagnostiqué une lésion de l’oblique interne, ce qui nécessitera une période de repos de quelques semaines loin des compétitions.
Conséquence de cette absence, l’équipe de France se présentera avec un effectif réduit de 15 joueuses pour affronter l’Italie à Chieti ce soir à 18h. Pour la suite de la période internationale (jusqu’au 14 avril), Olivier Krumbholz a fait appel à Pauline Coatanea. La Brestoise revient de congé maternité et retrouve l’équipe de France qu’elle n’avait plus fréquentée depuis l’Euro 2022. Coatanea, championne olympique et d’Europe, rejoindra l’équipe à Saint-Etienne le jeudi 4 avril, pour se préparer en vue du match contre la Lettonie qui se tiendra dimanche à l’Arena Saint-Etienne Métropole.
Le programme des Bleues
Qualifications à l’Euro 2024 Mercredi 3 avril (18 heures) : Italie-France, à Chieti (Italie).
Dimanche 7 avril (18 heures) : France – Lettonie, à Saint-Étienne.
Amical, préparation pour les JO 2024
Dimanche 14 avril (17h25) : France-Roumanie, à Clermont-Ferrand.
Les douze équipes qualifiées connaissent enfin le programme des finales, à l’Accor Arena de Paris. Comme à l’accoutumé la journée débutera avec les finales départementales et régionales, avec ce qui se fait de mieux dans le handball amateur en France. Nouveauté cette année, la finale de hand sourd aura également lieu dans la salle de 20,000 places.
Enfin, pour conclure, le choc de la journée, le PSG affrontera son dauphin en championnat, et le champion en titre de la compétition, le HBC Nantes.
Le programme complet :
10h45 : Finale départementale masculine
LACANAU OCEHAND / OHB STE GEMMES SUR LOIRE
12h45 : Finale départementale féminine
PAGNY SUR MOSELLE AS HANDBALL / L’ÉTOILE PARISIENNE HANDBALL
14h45 : Finale HandSourd masculine
ASSOCIATION DES SOURDS DE TOLOSA / ASSOCIATION SPORTIVE DES SOURDS DE LYON
16h45 : Finale régionale masculine
CM FLOIRAC CENON HANDBALL / AST CHATEAUNEUF EN THYMERAIS
18h45 : Finale régionale féminine
US BEAUREPAIRE HANDBALL / CA EVRON
21h05 : Finale nationale masculine HBC NANTES / PARIS SAINT-GERMAIN HANDBALL
Les finales restantes : fédérales masculines et féminines, la finale de HandFauteuil et la finale nationale féminine, auront lieu le 18 mai, à la Adidas Arena.
A moins de quatre mois du début des compétitions, le comité olympique et l’IHF seraient sur le point d’entériner le règlement pour le handball. D’après nos informations, un changement majeur pourrait être introduit pour les Jeux Olympiques : la résine serait interdite… On vous résume cette situation compliquée, merci de bien lire en détail et jusqu’au bout notre enquête.
C’est un coup de tonnerre qui s’abat sur le monde du handball. A moins de 4 mois du début des Jeux Olympiques, le règlement du handball pourrait être modifié in extremis. Outre le changement concernant la règle pour les jets francs, c’est à l’identité même des handballeurs que la nouvelle règle touche : la résine serait interdite.
Des arguments financiers…
Sur demande insistante de la mairie de Paris, la résine pourrait être interdite pendant les compétitions. Pour les hommes comme pour les femmes, un ballon spécial serait utilisé afin de ne pas salir les salles. En effet, depuis quelques semaines, alors que le budget des JO semble être mal maîtrisé, on cherche instamment des sources d’économies dans l’équipe organisatrice. Une source anonyme nous explique : “après chaque match de handball, il va nous falloir vraiment nettoyer la salle car certains athlètes d’autres sports refusent de passer après le handball. Si on doit ajouter des dépenses de ménage, qui n’étaient pas prévues au budget initial, on risque de faire flamber le budget. Entre le produit pour le sol, les gants, la serpillère et le personnel, c’est un coût que nous n’avions pas budgété et que nous souhaitons éviter.”
… et « écologiques »
En interne, la mairie de Paris est également intransigeante sur l’aspect écologique des Jeux. Et le handball est dans le viseur. En effet, certains matchs de la compétition auront lieu à Lille. Les handballeurs et handballeuses vont donc multiplier les allers-retours entre Paris et Lille, ce qui va accentuer leur empreinte carbone. Si à cela, on ajoute les émissions dues à l’utilisation de la résine et du nettoyage, le handball est clairement dans le rouge. “On ne peut pas laisser passer ça, nous confie un membre de l’équipe responsable écologique des Jeux. Si en plus des dépassements budgétaires, on pollue plus sur les Jeux, ce serait un désastre. On cherche des petites sources d’économies pertinentes et l’interdiction de la résine au handball coche les deux cases (budgétaire et écologique). Cela coûtera moins cher et ça donne une image plus verte à la discipline.”
« Une manière de rebattre les cartes […] comme avec le jeu à 7 »
Après une enquête (prends garde à toi Elise Lucet, la concurrence arrive), il semblerait que l’IHF ne s’oppose pas à ce bouleversement au dernier moment. En effet, des compétitions en jeune ont déjà eu lieu sans résine et avec des ballons spéciaux. Par ailleurs, il se murmure que certaines fédérations poussent pour ce changement de règle. Le dernier Euro masculin et le dernier Mondial féminin ayant été nettement dominés par la France, tout comme les derniers JO à Tokyo, certaines dents grinceraient à l’idée de revoir un doublé tricolore, même à domicile. “Supprimer la colle à quelques mois des Jeux seraient une manière de rebattre les cartes, un peu comme on l’a fait avec le jeu à 7” nous souffle-t-on dans les hautes sphères. En outre, le but historique de Prandi à la dernière seconde face à la Suède serait resté en travers de la gorge de certains responsables internationaux. Après avoir changé la règle et supprimé la résine, ce genre de but deviendrait impossible.
Les joueurs sont inquiets
Contactés par nos soins, certains joueurs se sont exprimés. Ils sont globalement tous inquiets et passablement agacés. Après l’exil à Lille, le handball serait encore victime des décisions des organisateurs. Souhaitant rester anonyme, un international français nous confie, pour conclure : “Franchement, ça devait être une fête, un moment magique. Là, ça se transforme juste en une immense farce. Si ça se confirme, j’hésite à refuser la participation et passer le mois d’août à la pêche… au poisson d’avril !”
Adama Keita of Paris Saint-Germain Handball, Kamil Syprzak of Paris Saint-Germain Handball and Elohim Prandi of Paris Saint-Germain Handball
Ivry est venu sans complexe à Coubertin, les hommes de Didier Dinart ont été vaillants. Mais les entrées d’Elohim Prandi et Kamil Syprzak ont fait la différence en deuxième période (36-31 score final).
Pour clore la 22eme journée de Liqui Moly Starligue, duel Francilien entre le PSG et Ivry.
Paris – Ivry dos à dos
Faux départ pour le PSG, à domicile, ce sont les Ivryens qui démarrent très bien la rencontre (1-4 5’). Puis Paris va mieux, des ballons interceptés, une défense qui va mieux et un Luc Steins insaisissable (5-6 10’). Cependant, Ivry, ne cède pas et les coéquipiers d’Aymeric Zaepfel (9 buts) continuent à jouer de manière décomplexée. C’est seulement à la 20’ minutes que Paris recolle au score, grâce à une contre-attaque éclair conclue par David Balaguer (11-11). Raul Gonzalez revoit son système défensif, avec Wallem Pelecka devant en défense. Aucune des deux équipes n’arrive à prendre la large, Antonin Mohamed (8 buts) répond bien aux offensives parisiennes en étant parfait à 7 m (14-15 26’). Incroyable rentre au vestiaire en tête grâce à un magnifique but de David Bernard, depuis sa zone (16-17 30’).
Paris accélère
Entrée d’Elohim Prandi qui marque rapidement et permet à Paris de bien débuté le second acte. Côté d’Ivry, le duo Zaepfel – Mohamed est toujours aussi impeccable (19-20 34’). Paris va mieux, 4-0 infligé à Ivry, Didier Dinart pose son deuxième temps mort (22-20 38’). Malgré une résistance sans faille des blancs et rouges, les entrées de Kamil Syprzak (10 buts) et d’Elohim Prandi (5 buts) font la différence pour le Paris Saint-Germain (28-26 45’). Pour la première de la rencontre, à dix minutes du terme, le PSG prend 3 buts d’avance (31-28 50’). Une nouvelle perte de balle Ivryenne, transformée par Kamil Syprzak, offre une bouffée d’air aux siens pour la fin de rencontre (33-29 56’).
Paris vient tranquillement terminer la rencontre, avant son match retour contre Plock la semaine prochaine, avec une victoire 36-31.
Mario Brito Febras, Élite Val d’Oise (crédits – Vanessa Broussier)
À l’occasion du match en retard entre Saintes et le PSG, conclue par un match nul (32-32), on revient sur la 18ème journée du weekend dernier : exploit de l’Élite Val d’Oise face à Annecy (30-29), défaite de peu de Gonfreville face à Saintes (32-33) et Paris accroché par son voisin tremblaysien (32-32). À 4 journées de la fin, la course pour la Proligue se précise…
C’était la bonne opération de la semaine dernière : toujours sur courant alternatif, l’Élite Val d’Oise nous rappelle – après sa large défaite face à l’ACBB – qu’elle est toujours capable de faire tomber les cadors de sa poule. Pendant 60 minutes, les joueurs de Christophe Latulippe vont parvenir à faire la course en tête face aux Haut-Savoyards du Annecy CSAV, qui propose toutefois une rude opposition et ne se laissera jamais dépasser. Avec un Mario Brito Febras plus phénoménal que jamais aux commandes (11/12, dont 4 pen.), l’écart se crée pour les locaux en fin de premier acte (17-14, 27′), malgré les nombreux arrêts de Ludovic Le Goff (16 arrêts, dont 9 dans le premier acte). Les arrières annéciens maintiennent toutefois l’artillerie haut-savoyarde sur de beaux standards et la rencontre sera serrée jusqu’au bout (22-21, 40′ ; 25-25, 51′). Mais alors que la prime à l’expérience pourrait revenir aux visiteurs, c’est le demi-centre brésilien de l’Élite Val d’Oise qui parviendra à trouver les chemins du but à trois reprises sur les 5 dernières minutes, pour sécuriser la victoire de son équipe (30-29). Une victoire qui permet aux locaux de marquer un écart avec le peloton de queue de classement, de se remettre la tête à l’endroit, et qui fait prendre du retard à leur adversaire dans la course à la première place. Mais au-delà de la première place, la seconde – qualificative pour la Proligue – fait des envieux et la défaite haut-savoyarde ravive les envies de Proligue de Mulhouse-Rixheim et Saintes.
Touvrey tient le poste pour Dreux-Vernouillet
Car en haut de classement, Dreux-Vernouillet a tenu son rang en Bretagne. Malgré l’absence de Lyvio Asabina, touché aux ligaments croisés et éloigné des terrains pour la fin de la saison, les Euréliens n’ont pas trop souffert face à Lanester, Dmytro Gunko et le jeune Octave Touvrey (20 ans) rassurant quant à la stabilité de la base arrière (6 et 5 buts). Les Violets vont preuve de résistance tout au long du match mais, après avoir pris un éclat en fin de premier acte (11-16, 30′), ne parviendront pas à revenir embêter le leader du championnat (28-31). À 4 journées du terme, les joueurs de l’USDV célèbrent une victoire qui les rapproche grandement de la Proligue. Les deux premières places étant qualificatives, le leader pourrait potentiellement s’assurer de sa montée dans l’antichambre de l’élite dès la semaine prochaine, face à la réserve du PSG.
Octave Touvray, Dreux-Vernouillet (crédits – Union Sportive Dreux-Vernouillet)
Parmi les poursuivants, Mulhouse-Rixheim s’en est bien sorti à Martigues avec un fort écart imposé d’entrée de jeu (6-11, 14′). Étienne Claire aura été la principale arme offensive des Loups (9/15), avec son pivot Antoine Jean-Baptiste-Simonne (6/8). En face, les arrières droitiers Jean-Thomas Pelegri et Thomas Cometto ont été les principaux artilleurs mais s’inclineront logiquement avec leur équipe, restant à la 10ème place (31-35). Juste derrière, Saintes n’est pas passé loin de se prendre les pieds dans le tapis à Gonfreville, où Maxime Langevin a été d’autant plus percutant suite à sa prolongation pour deux saisons en Normandie avec 9 buts. Ce sont d’ailleurs les locaux qui vont prendre le premier avantage (7-2, 10′) avant de se faire remonter à une vitesse fulgurante, encaissant un 8-1 en l’espace de 10 minutes (8-10, 19′). Ce sont ainsi les arrières Tanguy Le Fur et Noah Lenclume & les leurs (7 buts chacun) qui vont conserver les rênes dans le second acte, mais tout reste ouvert dans les derniers instants (30-31, 55′). Enzo Pelissier permet aux siens d’y croire jusqu’au bout avec 3 arrêts sur les derniers instants (16 au total), mais le but du « -1 » de Maël Fouga à 10 secondes de la fin ne permettra pas d’accrocher le match nul (32-33). Les joueurs de Yannick Verdier restent ainsi dans la course à la seconde place, avant de rattraper leur match en retard face au Paris Saint-Germain (cf. plus bas).
C’est la réserve du Paris Saint-Germain qui aura pris du retard dans le haut du tableau, en étant accrochée par une autre réserve d’un club professionnel francilien : Tremblay-en-France. Les locaux vont pourtant proposer un départ canon : Noa Narcisse plante les deux premiers buts des siens (6/10), la défense est bien en place, et Tony Mendy (11/16, dont 6 pen.) s’envole déjà pour alourdir l’écart par deux buts de suite (9-4, 19′). Grâce aux flèches de l’ailier Malory Mandret (9/10) qui plante 4 buts en l’espace de 4 minutes, les Tremblaysiens n’accuseront qu’un retard de 3 unités à la pause (18-15, 30′). Mieux, ils trouveront les ressources pour se relancer dans le match : ils seront bien aidés dans cette remontée par leur portier Yani Hammouma (15 arrêts), et qui sera d’ailleurs bien inspiré la semaine suivante avec une grosse entrée hier soir en Proligue face à Pontault-Combault (4/7, 63%). De retour à égalité à l’entrée du money time (26-26, 49′), chacune des deux formations se fera des frayeurs mais le capitaine séquano-dionysien Tom Fretigne (6/8) maintiendra les deux adversaire à égalité avant le coup de sifflet final (32-32). Un match nul qui laisse ainsi les deux formation à égalité à 20 points, à la 5ème place.
Ce samedi, en match en retard de la 17ème journée, l’US Saintes recevait le Paris Saint-Germain dans une rencontre qui met en jeu les derniers espoirs de Proligue pour les Néo-Aquitains. Et en terres maricharentaises, la réserve du PSG connaîtra le même sort que face aux Tremblaysiens. Au terme d’un match à haute intensité, les deux formations se quitteront sur un score de parité (32-32). Ce point pris ramène l’US Saintes à hauteur de Mulhouse-Rixheim avant la dernière ligne droite du championnat. Toutes deux à 22 points, les formations du Sud-Ouest et d’Alsace ont désormais 4 matchs pour rattraper les 4 points qui les séparent de la seconde place occupée par Annecy, et synonyme de montée en deuxième division.
Malory Mandret, Tremblay-en-France II (crédits – Florence Allanos)
À la 6ème place, seulement 1 point derrière, les Nordistes de Hazebrouck veille au grain et tient sa place en queue du peloton de tête. Face à l’Athlétic Club Boulogne-Billancourt, ils auront eux aussi connu une victoire extrêmement serrée malgré une rencontre plus largement maîtrisée. L’écart de 5 buts à la pause (18-13, 30′) donnera un certain matelas aux locaux qui leur sera bien utile alors que l’ACBB remontera progressivement au score (30-29, 57′). Le 5ème but d’Emilien Hiele rassurera le public du Nord, et le gong coupe l’herbe sous le pied des visiteurs qui rentrent en Ile-de-France sans point (33-32). Après leur large succès de la semaine passée, les partenaires de l’arrière Mari N’Diakha (6/8) devront relever la tête à domicile le weekend prochain : face à Martigues.
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Deux oppositions au programme de cette soirée de Liquy Moly Starligue, d’un côté, entre ses deux manches de barrage de Ligues des Champions, Montpellier recevait Chartres et de l’autre Cesson-Rennes accueillait Saint-Raphaël. On a assisté à une soirée riche en but et en suspens dans de superbes ambiances, où finalement Chartres a craqué dans les dernières minutes et Cesson-Rennes a arraché le point du nul au bout du suspens.
Dans le sud de la France, le début de match est à l’avantage des visiteurs, qui après avoir passé un 4-0 à Montpellier, la meilleure défense du championnat, prend les rênes du match (9′, 3-6). Mais les Chartrains sont en grande difficulté face au jeu rapide adverse et à la finition clinique de Jaime Fernandez et Sebastian Karlsson, ils vont petit à petit craquer face à la vitesse des joueurs du MHB et manquant de précision en attaque (30′, 23-17). Au retour des vestiaires, les Chartrains semblent encore trop faibles pour rattraper leur retard et sont maintenus à distance par les missiles de Bryan Monte (6 buts). Dans le dernier quart d’heure, porté par le jeune Hugo Jund (6 buts) et Milan Bomastar (8 parades), les Chartrains vont s’offrir les frissons d’une remontée (53′, 35-33). Mais à l’expérience, les Montpelliérains et de Stas Skube vont finir le travail qu’ils avaient commencé et achevé les derniers espoirs de Chartres dans la fin du match (60′, 39-36).
Cesson arrache le point du nul face à Saint-Raphaël
La Glaz Arena est une forteresse dans laquelle les hommes de Sébastien Leriche ont pris l’habitude de ne jamais rien lâcher, alors quand ils reçoivent un prétendant aux places européennes, les Bretons enfilent leur plus beau maillot et porté par un public qui se donne, ils enchainent les bonnes performances. Face à Saint-Raphaël ce soir, ils manquent leur entame de match, butant à de trop nombreuses reprises sur Mickaël Robin (13 parades) et ayant laissé leur précision au vestiaire, avec 11 pertes de balles (15′, 4-9). Mais dans le second quart-d’heure de la première période, Robin Molinié et Mathieu Salou vont porter les leurs vers une remontée éclair avant le retour aux vestiaires (30′, 15-16). Pour la reprise sur le terrain, les deux équipes vont se rendre coup pour coup pendant près de 15mn, avant un coup de folie breton qui va leur permettre de faire un break (17′, 24-21). Mais ils ne vont pas réussir à maintenir les Raphaëlois à distance et ce sont finalement les Sudistes qui vont prendre deux buts d’avance à 1mn30 du terme de la rencontre. À la peine en attaque, Cesson est maintenu à flot par un Alejandro Romero impérial en fin de match (8 parades), et grâce à une ultime parade de ce dernier, Daniel Mosindi va pouvoir égaliser à 10 secondes du coup de sifflet final (26-26).
On nous annonçait un beau duel entre les deux meilleures équipes françaises, pour cette demi-finale de Coupe de France. Mais rien de cela, nous avons assisté à un récital en faveur des Messines ! Le BBH n’y aura probablement jamais cru, la faute à un départ canon des Lorraines (29-35).
L’élimination en Ligue des Champions sans doute encore dans les têtes brestoises, elles vont complètement rater leur entame de match, subissant la foudre des dragonnes (9′, 1-9). Lorsque les Bretonnes ne perdent pas la balle et qu’elles parviennent enfin à transpercer la défense, les ballons trouvent sur leurs chemins les montants du but ou la bouillante Hatadou Sako (11 parades). En défense, elles cèdent quasiment systématiquement sous les coups de butoir de l’armada offensive messine et une Emma Jacques (7 buts) venue en mode artilleuse (20′, 7-16). Après le retard à l’allumage, le BBH, parvient tout de même à stabiliser à un écart d’environ 8 but, mais sans réussir à recoller avant le retour aux vestiaires (30′, 15-23).
Une marche beaucoup trop haute
Poussé par un public exceptionnel, Brest va tout tenter au cours de la seconde période, porté par une très bonne Katharina Filter (9 parades) et un duo d’attaque virevoltant, Jenny Carlson (6 buts) et Valeriia Maslova (8 buts) . Elles vont croire revenir dans les 10 dernières minutes, recollant à 4 buts, mais un passage en force sifflé à l’encontre de Pauletta Foppa va venir rompre la dynamique brestoise et doucher les espoirs du public de la Brest Arena.
Après leur élimination en Ligue des Champions, il y a moins d’une semaine, c’est un nouveau coup dur pour l’équipe de Pablo Morel, qui va devoir désormais se concentrer sur le championnat s’ils ne veulent pas faire une saison blanche. Metz sera opposé le 18 mai prochain, dans la toute nouvelle Adidas Arena de la porte de la Chapelle à Paris, à la JDA de Dijon. A la surprise générale, l’équipe bourguignonne s’est imposée 27-22 chez les Neptunes de Nantes.
En cette fin mars, Handnews propose un point sur les premiers transferts pour l’année prochaine. Première étape ce samedi avec les mouvements dans les grands clubs européens, engagés cette année en Ligue des champions, qui se sont montrés jusqu’ici assez discrets sur le marché.
La constitution d’un effectif, dans le monde du handball, cela se prépare en amont du début de la saison, et les officialisations de transferts ont lieu parfois des mois avant le début de la saison. C’est particulièrement le cas pour les grosses écuries, engagées régulièrement en Ligue des champions, qui se positionnent sur les joueurs les plus demandés très en amont. Les grandes manœuvres ont donc déjà commencé, et vous pouvez retrouver dans l’espace transferts de notre site les mouvements déjà officialisés. Le temps est venu pour un premier point sur les effectifs de la saison prochaine, qui s’annoncent, sauf rares exceptions, assez stables en vue de l’année prochaine.
Szeged s’est montré très actif…
Une équipe s’est montrée particulièrement active sur le marché, celle de Szeged. Le club hongrois change de staff cet été, avec l’arrivée d’un duo suédois à la tête de l’équipe, composé de l’actuel coach de Sävehof, Michael Appelgren, et de la légende du club Jonas Källman, qui sera l’assistant d’Appelgren. Le club veut donner les moyens à son nouveau staff de briller, et de permettre à Szeged de franchir un pallier sur la scène européenne en rejoignant enfin le Final Four. Le club soutenu par le puissant industriel du salami Pick n’a pas fait mieux que les quarts de finale en Ligue des champions au XXIe siècle.
Jérémy Toto (HBC Nantes)
Appelgren et Källman ont convaincu leur compatriote, portier à GOG, Tobias Thulin de les suivre dans cette aventure, ainsi que le demi-centre islandais de Magdebourg, Janus Smarason, et surtout l’arrière droit de Kolstad Magnus Rød de s’engager à Szeged, qui n’avait cette saison qu’un joueur scandinave – le portier norvégien Emil Imsgaard, qui serait sur le départ. Outre Smarason, Szeged a engagé un autre demi-centre, Lazar Kukic, homme de base de Xavi Pascual au Dinamo Bucarest. Dans une sorte d’échange avec Matej Gaber, le Français Jérémy Toto est le cinquième homme à avoir annoncé son arrivée à Szeged. Dans l’autre sens, outre Gaber, l’artificier Zoltan Szita a déjà annoncé son départ pour Plock, mais d’autres devraient suivre. Luka Stepancic et Dean Bombac sont notamment en fin de contrat.
… les autres clubs moins
Yahia Khaled Fathy Omar (Telekom Veszprem HC)
Parmi les autres grosses écuries européennes, les mouvements ont été moins nombreux. Veszprém a changé de gardiens en cours de saison (Ignacio Biosca parti à Nantes, Mike Jensen arrivé de Benfica), et devrait se montrer discret sur le marché des transferts cet été. Les trois partants – Andreas Nilsson qui rentre en Suède, Yahia Omar qui rejoint Paris et Kentin Mahé qui retrouve l’Allemagne et Gummersbach – évoluent sur des postes actuellement triplés dans l’effectif de Momir Ilic. Chez le champion d’Europe en titre Magdebourg, l’effectif devrait également rester stable, avec deux départs mineurs : le troisième pivot Lukas Meister et le demi-centre engagé en fin d’été pour parer aux blessures, Janus Smarason. La seule recrue, le pivot Tim Zechel (Erlangen), remplace Meister.
Dominik Mathé (Paris Saint-Germain)
A Kielce, les années Bertus Servas, où l’on apprenait des signatures de jeunes joueurs plus d’un an avant leur arrivée pour que certains ne portent finalement jamais la tunique du champion de Pologne (dernier exemple en date : Yoav Lumbroso), semblent achevées. Avec un changement sur le poste d’arrière droit – Dominik Mathé in, Pawel Paczkowski out – le club de Talant Dujshebaev est resté jusqu’ici discret. Tout comme Aalborg, qui enregistre un seul changement au poste de pivot : l’ancien du PSG Jesper Nielsen traversera l’Öresund pour jouer à Guif, tandis que l’international suédois Felix Möller fera le chemin inverse en quittant Sävehof. Il y a, comme les dernières années, plus de mouvements à GOG, qui perd encore quelques cadres (Tobias Thulin, Aaron Mensing, Emil Madsen ou encore Anders Zachariassen).
Filip Ivic (Chambéry)
Enfin, Pelister n’a annoncé pour l’instant changer seulement sa paire de gardiens, avec un duo Nikola Mitrevski – Filip Ivic qui s’annonce très intéressant pour la saison prochaine. Plock a annoncé trois arrivées, dont celle connue de longue date du Montpelliérain Marko Panic, mais aucun départ n’a été officialisé. Porto, qui devrait ne pas jouer la Ligue des champions la saison prochaine, n’a enregistré que trois départs, et Kiel, également en difficulté dans la course à la qualification en Allemagne, garde un effectif globalement stable. Emil Madsen sera tout de même un solide renfort sur la base arrière, tandis que l’aile droite, avec le départ de la légende Niclas Ekberg, connaîtra une petite révolution avec une nouvelle paire Bence Imre–Lukas Zerbe.
Enfin, comme à son habitude, le FC Barcelone n’a encore officialisé aucune arrivée – il faudra attendre l’été – mais aucun départ ne semble également à l’horizon ; Gonzalo Pérez de Vargas ne partira à Kiel qu’en 2025. Celje et Zagreb ont également peu (pour Celje) ou pas (pour Zagreb) animé la rubrique transferts pour l’été.
Kolstad semble avoir évité la crise
Sander Sagosen (Norvège)
Enfin, un mot sur Kolstad, que l’on annonçait possiblement en grave difficulté l’été dernier. Le club norvégien semble avoir évité l’effondrement, grâce à la bienveillance de ses joueurs, qui ont accepté des réductions de salaire, et l’apport de ses sponsors. Il n’y aura pas de grave fuite des cerveaux dans l’effectif de Christian Berge cet été. Si Magnus Rød quitte bien le navire, ce ne devrait pas être le cas des autres stars norvégiennes de l’effectif. Le club a même rassuré ses supporters en annonçant les prolongations de Torbjørn Bergerud (2025), de son arrière Simen Lyse (2026), mais surtout de ses demi-centres stars Vetle Eck Aga, Gøran Johannessen et de la figure de proue du projet, Sander Sagosen, tous trois jusqu’en 2027. Le capitaine Sigvaldi Gudjonsson a, lui, resigné jusqu’en 2030. La base arrière connaîtra quelques renouvellements, avec les arrivées du talent islandais Benedikt Gunnar Óskarsson et de l’expérimenté Magnus Søndenå, chipé au rival national, Elverum.
Les clubs devraient cependant encore bouger dans les prochaines semaines pour finaliser la composition de leur effectif. Pour le suivre, l’espace Transferts du site est tenu régulièrement à jour !
Les participants français à la Ligue des champions seront traités dans un article ultérieur.
Si vous voyez un manque dans l’espace transferts, vous pouvez nous le signaler dans les commentaires sous cet article !
L’ancien joueur de Dunkerque Pawel Paczkowski s’est engagé pour la saison prochaine dans le championnat japonais, avec les Toyota Auto Body Brave Kings. Un choix de carrière à comprendre dans un contexte de professionnalisation du handball japonais.
L’arrière droit Pawel Paczkowski, sur le départ de Kielce depuis que le club entraîné par Talant Dujshebaev a annoncé la signature du joueur du PSG Dominik Mathé sur son poste, a trouvé un point de chute original pour poursuivre sa carrière. Le Polonais, passé notamment à Dunkerque lors de la saison 2014-2015, s’est officiellement engagé à partir de cet été avec les Brave Kings, une des équipes de la Japan Handball League, patronnée par une des antennes du constructeur automobile Toyota. Son engagement dans l’équipe basée à Kariya, ville située au sud de Nagoya, a été officialisé au début du mois de mars. « Je sais que le club veut grandir et je ferai tout pour l’aider à le faire, a affirmé Paczkowski dans le communiqué de son futur club. J’ai vu un groupe très ambitieux et je veux faire partie des succès de cette organisation. »
Les Brave Kings, un des clubs du futur championnat professionnel japonais
Ce sera le sixième championnat que connaîtra Paczkowski dans sa carrière. A 30 ans, il est passé donc par la Superliga polonaise (Plock et Kielce) et la Starligue (Dunkerque), mais aussi par les championnats ukrainien (Motor Zaporijjia), hongrois (Veszprém) et biélorusse (Meshkov Brest). Si le championnat polonais a vu passer quelques Japonais sur ses terrains depuis 2019 (Rennosuke Tokuda, Yoshida Shuichi, Kosuke Yasuhira), l’inverse est bien plus rare. Mais Paczkowski ne part pas totalement en terrain inconnu, car il retrouvera un entraîneur qu’il a connu au tout début de sa carrière à Plock, le Danois Lars Walther.
Paczkowski rejoint une des équipes de l’élite du championnat professionnel japonais, qui, après avoir été annoncé en 2022, sera lancé à l’été 2024. Les Brave Kings font en effet partie des neuf équipes qui avaient été annoncées d’emblée pour la constitution du championnat, notamment aux côtés du Zeekstar de Tokyo, où a joué Luc Abalo et où joue toujours Remi Anri Doi (Feutrier, ex-Chambéry et Chartres). Il suit par ailleurs les traces d’un autre ancien de l’USDK, Diego Piñeiro Martin, qui porte les couleurs des Blue Falcons de Toyoda Gosei depuis 2022.
Ce transfert, comme tous les autres mouvements des clubs de Ligue des champions, est à retrouver dans l’espace transferts du site.
Pour la 22e journée de Starligue, Limoges s’est imposé au Phare face à Chambéry (37-39). Grâce à cette victoire de prestige, le LH s’installe à la 5e place, à égalité avec Nîmes qui s’est imposé à Orléans face aux Septors (23-27). Dans le même temps, Toulouse a souffert mais finalement gagné face à Créteil (31-27). Le Fenix conforte sa 4e place avec 6 points d’avance sur son duo de poursuivants. Enfin, Dunkerque a pris le dessus sur Dijon en Bourgogne (25-32).
Après deux défaites face à Paris et Montpellier, Limoges a réussi à repartir de l’avant à Chambéry. Pourtant pas aidés par le calendrier, les hommes d’Alberto Entrerrios repartent triomphants de leur duel enlevé face aux Savoyards (37-39). Avec ce précieux succès, ils dépassent leurs hôtes du soir au classement.
Le match s’est joué sur un rythme ébouriffant. En première mi-temps, aucune équipe ne parvient à creuser l’écart mais on va d’un but à l’autre à 100 à l’heure. Ce rythme de jeu sied parfaitement aux mobylettes en présence aux ailes et Tissot, Ogando ou encore Anquetil s’en donnent à cœur joie. S’ils aiment voir trembler les filets, les supporters du Phare se régalent sans doute de ce festin avec 40 buts à la mi-temps. Mais alors qu’ils dégustent tous ces buts avidement, certains fans de Chambéry se demandent peut-être si tout cela ne va pas virer à l’indigestion. Limoges est en effet devant à la pause (19-21) et on a comme le sentiment que ce tempo échevelé convient plus aux visiteurs.
Trou noir au Phare
Le retour des vestiaires est cauchemardesque pour Chambéry. Après 8 minutes de jeu, les Savoyards sont distancés (20-25). Ils n’ont marqué qu’un but en 8 minutes, la faute notamment à Gauthier Ivah qui a décidé de fermer ses buts. Ce temps faible va finalement coûter le match aux hommes d’Erick Mathé. Limoges tient la route dans les 20 dernières minutes et résiste à Chambéry qui ne parvient pas à enflammer le Phare. Le LH s’impose finalement (37-39) et réalise la belle opération de la soirée.
Nîmes et Dunkerque sérieux face aux promus
Jean-Loup Faustin (US Dunkerque Grand Littoral HB)
Dunkerque n’est pas tombé dans le piège de Dijon. Devant dès les premières minutes, les Nordistes ont su se rendre le match facile. Les cadres de l’USDK ont répondu présent, en premier lieu Valentin Kieffer qui a été magistral. Avec 18 arrêts à presque 50 %, le futur gardien de Chambéry a posé les jalons défensifs de la victoire dunkerquoise. Offensivement, le patron Jean-Loup Faustin (5 buts, 6 passes) et l’artilleur Cornelius Kragh (9 buts) ont régalé. Dunkerque enchaîne donc une deuxième victoire consécutive (25-32), la 4e en 5 matchs. L’USDK s’éloigne nettement de la zone rouge et peut même se prendre à rêver plus haut. Il faudra pour cela confirmer face à des adversaires d’un plus gros calibre, comme Toulouse, Nîmes ou Montpellier qui attendent les Nordistes dans les prochaines semaines. Dijon reste dernier à 4 points du premier non relégable, Saran…
Justement, à Orléans, face aux Septors, Nîmes n’a pas tremblé et retrouve donc la 5e place. Bien aidés par un grand Baznik dans les buts (16 arrêts à 42 %), l’USAM a fini par distancer des promus pourtant accrocheurs. La victoire gardoise s’est dessinée dans le deuxième acte. Solides en défense, les Gardois ont réussi à user des Septors qui ont malheureusement craqué. Les 7 buts et la grinta de Jordi Deumal ne suffiront pas. Nîmes s’impose (23-27) et s’accroche à Limoges à la 5e place à égalité. Saran reste premier non relégable.
Toulouse s’impose dans le money time face à Créteil
Nemanja Ilic (FENIX Toulouse HB)
Après sa double défaite la semaine dernière face à Nantes (en coupe et championnat), Toulouse s’est relancé avec la réception de Créteil. La mission a été périlleuse pour le Fenix qui a dû attendre les dernières minutes pour faire la différence. Créteil s’est en effet défendu fièrement, dans le sillage de l’excellent Dylan Soyez (18 arrêts à 41 %) ou de ses Espagnols Barbeito (7 buts) et Lopez (5). Ils ont malheureusement craqué dans les dernières minutes, cumulant les erreurs offensives et les sanctions disciplinaires. Les expérimentés toulousains, emmenés par Feuchtmann (7 buts) et Ilic (6), n’en demandent pas tant pour l’emporter (31-27).
Le Fenix conforte sa 4e place avec 6 points d’avance sur la meute de poursuivants. Créteil reste 15e et compte 2 points de retard sur Saran premier non relégable.
En ouverture de la 22e journée de Starligue, Nantes se déplaçait à Aix. Face au PAUC qui a souvent réussi à l’embêter dans le passé, le H a d’abord souffert avant de parvenir à faire craquer les Aixois en deuxième mi-temps. Grâce à un grand Aymeric Minne et une belle partie de Nacho Biosca dans les buts, Nantes s’impose finalement 24-30 et reprend 5 points d’avance sur Montpellier.
On a pu croire, pendant un moment, qu’Aix allait rejouer un mauvais tour à Nantes. Les supporters nantais se sont sans doute revus, dans le froid de décembre, dans le Neodif XXL, lorsqu’Aix était venu gâcher la fête et s’imposer en terres nantaises (37-41). Nous sommes désormais en mars, mais à la 20e minute, lorsque Mathieu Ong donne 3 buts d’avance à Aix (10-7) et que Nantes semble en difficulté offensive, on se dit que finalement l’hiver n’est peut-être pas si loin…
Heureusement pour Nantes, Grégory Cojean a la bonne idée de poser son temps mort. Sans être géniaux dans cette fin de premier acte, les Nantais parviennent à réduire un peu l’écart. Ils rentrent aux vestiaires avec un petit but de débours (14-13), un moindre mal après une première mi-temps où on ne les a pas sentis à l’aise. Les Aixois de leur côté ont su imposer un rythme et une agressivité défensive payante. S’ils peuvent être satisfaits de leurs 30 premières minutes, les joueurs du PAUC n’ont finalement pas creusé de véritable écart. Tout se jouera donc en deuxième mi-temps, face à un H qui a l’habitude d’accélérer justement à ce moment-là, c’est peut-être dommage.
Nantes met Aix KO en deuxième mi-temps
Effectivement, en deuxième mi-temps le match va prendre une nouvelle tournure. Les Aixois enchaînent les maladresses au retour des vestiaires. 6 minutes à peine plus tard, Aymeric Minne donne l’avantage à Nantes (16-17) avec l’un de ses buts de la soirée (9/9). La défense des Provençaux semble moins imperméable et le H trouve des brèches grâce à Minne, Bos ou Maqueda. Défensivement, les Nantais bénéficient également de la très belle entrée de leur recrue Nacho Biosca dans les buts. Le gardien espagnol va sortir 10 arrêts (à 42 %) qui vont servir de base pour le décollage de la fusée nantaise.
Petit à petit, Aix craque. Même si Tarrafeta et Lagarde se démènent (5 buts chacun), l’élastique se tend pour le PAUC. A 10 minutes de la fin du match, Valero Rivera donne 4 buts d’avance au H (21-25). Les Nantais gèrent bien les dernières minutes, malgré les parades spectaculaires de Wesley Pardin. Ils s’imposent solidement (24-30) et peuvent préparer sereinement le choc face à Paris dans 10 jours. Côté aixois, cette 2e défaite de rang n’aide pas le PAUC qui stagne dans la course pour la 5e place.
Dylan Nahi of Industria Kielce and Arkadiusz Moryto of Industria Kielce
Dans les deux autres matchs de play-offs de Ligue des Champions, les favoris Veszprem et Kielce ont battu nettement leurs adversaires. Sur le terrain de Szeged, Veszprem n’a pas tremblé et a corrigé son rival hongrois (30-37). Quant aux Polonais de Kielce, ils ont giflé les Danois de GOG à Gudme (25-33) grâce à un premier acte impressionnant. Sauf immense surprise au retour, les deux gros favoris retrouveront les quarts de finale cette année.
Au Danemark, les jeunes pousses de Gudme n’ont pas réussi à bousculer Kielce. Les Polonais les ont même écrasés. Bien emmenés par Alex Dujshebaev (9 buts) et Andy Wolff en feu (14 arrêts à 41 % de réussite), les joueurs du père Dujshebaev ont été très sérieux. Les trois Français de Kielce (Tournat, Kounkoud et Nahi) ont répondu présents avec 3 buts chacun. Sans trembler et après une première mi-temps à sens unique (10-18), Kielce s’est offert un match retour serein à domicile et est bien parti pour composter son billet pour le top 8 européen pour la 3e fois d’affilée.
Hier, les Français de Veszprém ont également rempli leur mission. Dans le (court) déplacement périlleux à Szeged pour un duel 100 % hongrois, Veszprém a survolé la rencontre. Après un départ canon (1-6, 7e) dans le sillage d’un Descat (7/7) en feu, les coéquipiers de Remili (5 buts), Fabregas (2 buts) et Pechmalbec (5 buts) ont su garder à distance leurs redoutables adversaires. Ils ont été bien aidés par la grosse partie de Rodrigo Corrales qui a su calmer les ardeurs des locaux (15 arrêts à 34 %). Avec 7 buts d’avance (30-37), Veszprem dispose d’un joli matelas d’avance en prévision du match retour à domicile.
Pour le compte de la dernière journée de championnat de Starligue disputée le 31 mai prochain, le PSG Handball disputera sa rencontre face à Aix en Provence dans le cadre de l’Accor Arena de Bercy à Paris. Cela sera l’occasion de célébrer l’ultime match de Nikola Karabatic sous les couleurs du PSG Handball.
Il aura donc fallu attendre 12 ans, depuis l’arrivée du Qatar à Paris, et le départ à la retraite de Nikola Karabatic pour voir le PSG Handball investir Paris Bercy pour l’organisation d’un match. Cela à l’occasion de la réception du Pays d’Aix le vendredi 31 mai prochain dans le cadre de la 30ème journée de Starligue. Sauf surprise, cette soirée sera l’occasion de célébrer un nouveau sacre national pour Paris et de dire au revoir à son arrière devant ses fans.
Avec cette dernière affiche de la saison, le club de la capitale pourrait établir un nouveau record de spectateurs pour un match de Starligue et dépasser le record actuellement détenu par le HBC Nantes dans le cadre de ses matchs XXL disputés au mois de décembre.
Néanmoins, il se pourrait que ce ne soit pas le dernier match de la star parisienne avec le maillot du PSG en cas de qualification pour le Final4 de la ligue des champions qui se déroulera le we suivant à Cologne.
Dans un match couperet, les Parisiens débarquent en Pologne, en ayant récupérés plusieurs éléments clés de leur effectif (Prandi, Tonnesen…). Chahutés dans le premier acte, les coéquipiers d’Elohim Prandi auront su accélerer dans un second temps pour prendre les devants face aux Polonais (26-30).
Le diesel parisien
Avantage PSG, avec 6 victoires en tout autant de rencontres. Cette septième opposition sera-t-elle synonyme de défaite pour les hommes de Raul Gonzalez ? En tout cas, ce sont les locaux qui ouvrent le score, par leur meilleur buteur, Tim Lucin. Après presque cinq minutes de jeu, le PSG débloque son compteur (2-1, 5′). Les échanges sont pour le moins rugueux, avec déjà deux exclusions temporaire, une partout. On a du mal à se comprendre du côté du champion de France : pertes de balles, duels ratés, mauvais placements… les visiteurs se mettent lentement mais surement en jambes dans ce premier quart d’heure. Heureusement pour eux, l’enfant du club Kamil Syprazk fait parler sa puissance et met les Parisiens devant (5-6, 13′).
Le moteur diesel désormais chaud, le PSG conserve son avance, Jannick Green réalisant également ses premières parades. Si les ailes sont à la peine, la base arrière se régale à l’image d’Elohim Prandi, meilleur buteur parisien dans cette première période (9-11, 24′). Sans parvenir à faire le break, les visiteurs continuent de faire la course en tête et rentrent aux vestiaires, avec un avantage d’un petit but.
Le PSG prend son envol
Jacob Holm et Andreas Palicka font leur entrée dans cette rencontre, tandis que l’ancien nîmois continue d’envoyer des missiles à 9 mètres. Le bon jeu de transition des parisiens leur permettent de se détacher de nouveau. Pas le choix, Xavi Sabate pose son deuxième temps mort, espérant une réaction immédiate de son équipe (14-17, 36′). Les locaux n’y arrivent plus en attaque, le bonne défense parisienne ne leur laisse que peu d’espace et comme si ce n’était pas suffisant, Abel Serdio se retrouve exclu une deuxième fois. Seul Gergö Fazekas parvient à se frayer un chemin.
La défense des Oilers semblent sur le point d’exploser : entre les blocs de Kamil Syprazk, les courses de Luc Steins et les nombreux renversements de jeu, on ne sait plus où donner de la tête (18-23, 46′). L’entrée en jeu de Mirko Alilovic sonnera-t-elle la révolte pour les Polonais ? En tout cas, les locaux inscrivent deux buts coup sur coup et viennent inquiéter les Parisiens. Les locaux passent à sept en attaque et se créent ainsi plus d’occasions, remontant désormais à -3. En réponse, Raul Gonzalez sort lui aussi son deuxième pivot du banc. L’attaque parisienne s’offre de nombreux jets de sept mètres, tous convertis. Un dernier but d’Elohim Prandi et Paris prend une belle option avant le match retour, la semaine prochaine à Coubertin, malgré un faible écart (26-30, score final).
Le FC Barcelone semble s’activer en coulisses, et pourrait préparer de très beaux coups pour l’intersaison 2025 ! En effet, selon le média catalan Catalunya Ràdio, souvent bien informé des coulisses du club blaugrana, le Barça travaillerait sur un retour de Ludovic Fabregas à la fin de son contrat avec Veszprém en 2025, et en parallèle aurait bouclé l’arrivée du gardien islandais de Nantes Viktor Hallgrimsson pour 2025 également. Ces deux rumeurs, également reprises par le journal sportif espagnol Mundo Deportivo, sont toutefois à prendre au conditionnel, comme leur nom l’indique.
HALLGRIMSSON Viktor (Islande – Iceland)
Hallgrimmson viendrait remplacer la légende locale Gonzalo Pérez de Vargas qui rejoindra Kiel. En outre, le Barça aurait également un accord avec l’ailier gauche Dani Fernández pour 2025. Si cela se confirmait, ce joueur espagnol de 22 ans, qui évolue actuellement à Stuttgart, effectuerait son retour dans le club qui l’a formé.
Montpellier aura mené toute la rencontre, mais Zagreb n’aura jamais rien lâché. Dans un match engagé, les cadres montpelliérains ont été omniprésents ce soir (27-27 score final).
Place au huitième de finale pour Montpellier. En effet, après leur succès en terre catalane, le MHB finit à la quatrième place. C’est contre Zagreb qu’ils devront se qualifier, les Croates très solides à domicile ont notamment le PSG en phase de poule.
Charles Bolzinger aux commandes
Charles Bolzinger répond à Matej Mandic en ce début de match. C’est Stas Skube qui ouvre le score à la 3’. Comme prévu, ce match va se jouer en défense, le point fort de l’équipe croate. Montpellier n’est cependant pas en reste avec son patron défensif : Karl Konan. Dans ce match de gardien, ce sont les Héraultais qui s’envolent en menant de 3 buts rapidement (1-4 10’). L’Arena de Zagreb s’échauffe au fur à mesure de la rencontre et des décisions arbitrales. C’est finalement, après un premier temps mort de Nenad Sostaric, que Zagreb arrive finalement à transpercer la défense du MHB et CharlesBolzinger (11 arrêts), impérial (2-5 15’). Malgré un score plutôt « faible », les deux équipes offrent un match très dynamique (7-9 22’). C’est l’arrière gauche Serbe, Milos Kos (4 buts), qui ramène les siens au score. Montpellier termine la première avec deux longueurs d’avance, un score qui aurait pu être plus large tant, Zagreb a été peu efficace dans le premier quart d’heure (11-13 30’).
Zagreb ne lâche rien
La deuxième mi-temps, ne débute pas si bien pour le MHB, après une double infériorité Davor Cavar remet les deux équipes à égalité (13-13 35’). Dans une rencontre qui ne manque pas d’agressivité, Montpellier sous l’impulsion de YannisLenne (5 buts) a réussi à reprendre la main sur le score (16-18 41’). À un quart d’heure du terme, Montpellier à la carte en main, emmené par l’excellent StasSkube (6/8), qui trouve la faille dans le bloc central Croate (18-21 45’). Malgré cette petite avance, Zagreb ne semble pas résigner poussé par leur public. Les cadres montpelliérains répondent présent à l’image de ValentinPorte qui est sur le terrain depuis le début de la rencontre, une vraie débauche d’énergie pour eux (22-25 51’). À 5 minutes de la fin de la rencontre, Diego Simonet (5/6) et Lucas Pellas marquent les esprits en inscrivant un but somptueux.
Les Croates sont revenus à égalité à la 58´ devant leur public aussi bouillant que Matej Mandic (27-27). MilosKos commet un passage en force à 50 secondes de la fin, les Montpelliérains après le temps mort de PatriceCanayer ont une balle de match.
Une occasion manquée par Diego Simonet, les deux équipes se quittent dos à dos, et se retrouveront la semaine prochaine, en France (27-27 score final).
Alors que la rumeur courait sur la possible arrivée d’Ivano Balic à la tête de la sélection du Japon, c’est finalement du côté de l’Espagne qu’il faudra chercher le nouveau sélectionneur nippon. En effet, plusieurs médias catalans annoncent ce soir la future nomination de Carlos Antonio Ortega, coach du FC Barcelone, à la tête de l’équipe du Japon pour les JO de Paris 2024. Déjà sélectionneur du Japon entre 2016 et 2017, cela serait un retour aux sources pour Carlos Antonio Ortega.
Le club des Blaugrana aurait autorisé son entraîneur à prendre la sélection asiatique pour une mission commando dans le cadre du tournoi olympique de Paris. Dans l’attente de l’officialisation de la nomination, cela serait un sacré coup après avoir été dirigé pendant près de 7 ans par l’islandais Dagur Sigurdsson, nouveau sélectionneur de la Croatie également qualifiée pour les JO de Paris 2024.
La vingtième journée de Ligue Butagaz Energie avait lieu ce mercredi avec un alléchant duel entre les deuxième et troisième du championnat, Metz Handball et les Neptunes de Nantes.
L’affiche de la journée
Metz recevait, après deux semaines de pause, les Neptunes de Nantes qui enchaînent les matchs, après leur double confrontation face à Sola en European League.
Dans le début de rencontre, Marie Sajka poursuit sur sa lancée du match face à Sola en ouvrant le score. De l’autre côté, Metz, en manque de rythme, réussit néanmoins son jeu de transition grâce à Chloé Valentini et Lucie Granier. Marie Sajka, du bon côté du terrain, se met en lumière avec 4 buts dans les huit premières minutes qui oblige Manu Mayonnade à poser son premier temps mort (4 – 6, 8′). Les Messines ne trouvent pas pour autant la solution face à la future niçoise qui inscrit son cinquième but, et Lucie Granier est naïvement sanctionnée d’une exclusion temporaire pour avoir gêné la relance de Léna Grandveau. La Révélation Mondial de l’année 2023 en profite pour transpercer la défense messine en secteur central et offrir trois longueurs d’avance à son équipe (5 – 8, 10′). Metz continue de bafouiller son handball en ce début de rencontre, Louise Vinter-Burgaard ne trouve pas Kristina Jorgensen, tout comme Alina Grijseels. Jessica Ryde, la gardienne nantaise, entre dans la tête des tireuses de la ligne avant en stoppant, coup sur coup, un tir de Chloé Valentini et un autre de Sarah Bouktit à six mètres, alors que Marie Sajka poursuit son festival avec un sixième but (8 – 12, 16′). A l’entame du deuxième quart d’heure, les Nantaises se font sanctionnées de deux exclusions temporaires, dont une sévère pour Hélène Fauske, et les Messines en profitent pour infliger un 5 – 0 à leur adversaire et prendre l’avantage au score (13 – 12, 21′). Helle Thomsen pose un premier temps mort suivi d’un nouveau but de Sajka et une parade de Jessica Ryde. La fin de première période baisse en intensité suite au turnover effectué par les deux coachs. Hélène Fauske, d’un tir supersonique à la hanche, et Emma Jacques concluent le premier acte de la rencontre (15 -16, MT).
Nantes revient fort en seconde période, Orlane Ahanda prend logiquement la place de Marie Sajka. Tamara Horacek et Léna Grandveau permettent aux Neptunes de mener de trois buts rapidement (15 – 18, 33′). Emma Jacques, qui avait bien terminé la première mi-temps, marque en percussion et offre un caviar à Sarah Bouktit. Metz revient petit à petit, par l’intermédiaire de Kristina Jorgensen, Camille Depuiset sort son premier ballon et Alina Grijseels permet à son équipe de repasser devant (24 – 23, 42′). La fraîcheur messine semble prendre le dessus sur des Nantaises plus brouillonnent qui se font à nouveau punir d’une exclusion temporaire, directement sanctionnées de quatre buts de la part des Dragonnes (28 – 24, 45′). Les joueuses de Loire-Atlantique n’abdiquent pas pour autant, Floriane André stoppe l’hémorragie, et Carin Stromberg prend le dessus sur Emma Jacques en attaque. Les Neptunes reviennent à une longueur des Mosellanes (29 – 28, 51′). Nantes ne profite pas de leur supériorité numérique, restant à un but de leur adversaire, avant de se faire sanctionner à nouveau. Les Messines reprennent un avantage de deux buts à quelques minutes de la fin du match (31 – 29, 26′). Hélène Fauske, pas dans un bon jour, perd un nouveau ballon et permet aux Messines de conforter leur avance de deux buts et remporter laborieusement la rencontre (33 – 31, SF).
A l’expérience, mais sans la manière, Metz l’emporte à quelques jours de sa demi-finale face à Brest. Les Neptunes, qui n’avaient rien à perdre, enchaînent les bonnes performances et peuvent se tourner, elles aussi, vers la coupe de France et leur match face à la JDA.
Les autres rencontres
Pendant que Metz bataillait face à Nantes, Brest a été accroché par la JDA durant la première mi-temps avant de dérouler et l’emporter 37 à 30, avec huit buts d’Alicia Toublanc. Les Bretonnes retrouvent la victoire après leur terrible désillusion en Ligue des Champions. Paris 92 conforte sa quatrième place en dominant Plan-de-Cuques (29 – 26), permettant à Chambray de prendre un peu plus d’avance sur les Provençales suite à leur victoire à Nice, sur le même score. Toulon perd à Saint-Amand (33 – 25) et Strasbourg ATH s’inclinent à domicile contre Besançon (23 – 30). Les deux formations voient la Stella Saint-Maur, lanterne rouge, revenir à deux points grâce à leur victoire à Mérignac (28 – 29).
Berlin s’est imposé hier soir à Schaffhouse (28-32) en match aller des play-offs de Ligue Européenne. Avec ce succès, les tenants du titre prennent une sérieuse option sur la qualification. Ils devront gérer le retour face aux Suisses afin d’atteindre les quarts de finale où les attend Nantes.
Berlin n’est pas tombé dans le piège suisse. Actuels leaders de Bundesliga (avec 1 point et 1 match d’avance sur Magdeburg), les Renards de Berlin n’ont pas pris leur déplacement en Suisse à la légère. Même s’ils ont été bousculés d’entrée de jeu par les Kadetten (8-5, 13e), les Allemands n’ont pas paniqué et ont fini par prendre le dessus sur leurs adversaires du soir (28-32).
Dans cette entreprise, ils ont été bien aidés par le meilleur joueur du monde. Mathias Gidsel a en effet inscrit 9 buts hier soir et délivré 3 passes décisives d’après l’EHF. Le Danois était également bien accompagné avec son compatriote vétéran Hans Lindberg (6 buts) ou encore l’impétueux gardien serbe Dejan Milosavljev (17 arrêts à 38 %). Avec 4 buts d’avance et un match retour à domicile, Berlin est bien parti pour rencontrer Nantes en quart de finale !
Les autres rencontres : les Allemands au rendez-vous, Bucarest offensif
Dans les autres matchs du soir, les deux équipes allemandes engagées ont répondu présentes. Les Rhein-Neckar Löwen se sont imposés de 5 buts en Croatie face à Nexe (19-24). Les internationaux Knorr, Kohlbacher et Reichmann ont mené les leurs vers un succès probant en inscrivant 20 des 24 buts à eux trois. Les Lions de Manheim ont désormais de grandes chances de rejoindre le Sporting Lisbonne en quart.
Hannovre a également pris une petite option en s’imposant à domicile face à Savehof (34-30). Les Suédois peuvent cependant encore rêver d’une remontada puisque le match retour aura lieu chez eux la semaine prochaine. Enfin, Bucarest et son armada de stars ont un peu souffert pour se défaire de Bjerringbro-Silkeborg (37-34). Malgré 6 buts de Cindric et 6 d’Ali Zein, les Roumains devront s’employer au Danemark pour conserver leur avance. Face à eux, ils auront des Danois bouillants, emmenés par les expérimentés Morten Olsen et Rasmus Lauge-Schmidt.
Thibaud Arteaga arrive d’Istres et signe un contrat de 2 ans à Dunkerque. Formé à Besançon, Arteaga est devenu, à 25 ans, une valeur sûre à son poste en Proligue. Depuis 2020, il a enchaîné 3 saisons consécutives à plus de 100 buts dans le Doubs, dont la dernière à 175 réalisations (4e meilleur buteur de Proligue, 2e meilleure moyenne). Ses belles performances lui ont ouvert les portes d’Istres avec qui il confirme son efficacité au tir à l’aile comme au jet de 7 mètres. Il tourne ainsi à près de 80 % de réussite cette année au tir, pour 53 buts.
C’est ce profil de finisseur qui a, semble-t-il particulièrement attiré son futur coach Franck Maurice : « On était à la recherche d’un ailier droit pour faire la paire avec Florian BILLANT, qui puisse être solide dans le duel tireur-gardien. Thibaud réalise une très bonne saison avec Istres, avec beaucoup de temps de jeu, beaucoup de responsabilités dans le jeu, notamment les jets de 7m. Pour avoir échangé avec lui, c’est quelqu’un qui est hyper motivé par notre projet dunkerquois, c’est important dans les choix qu’on avait parce qu’il a vraiment manifesté une grande envie de venir ici, d’avoir sa chance dans une équipe de Liqui Moly StarLigue, et je pense que c’est quelqu’un sur lequel on va pouvoir s’appuyer dans l’intensité, dans ce qu’il va dégager en termes de caractère pour l’équipe.«
Nantes affrontera Storhamar Handball Elite en demi-finale de la Ligue Européenne. Les Neptunes devront se défaire des redoutables Norvégiennes pour espérer reconquérir cette coupe d’Europe. Les adversaires des Nantaises ont réalisé jusqu’ici un parcours remarquable, bien emmenées par la meilleure buteuse de la compétition Anniken Obaidli (64 buts en 10 matchs) ou encore la gardienne Olivia Lykke Nygaard.
L’autre demi-finale sera 100 % roumaine et opposera Gloria Bistrița (club des Françaises Kpodar et Niombla) à Dunarea Braila. Pour rappel, le Final 4 se déroulera à Graz (Autriche) les 11 et 12 mai prochain.
Arrivé en début de saison en tant que joker médical, l’ancien arrière droit espagnol de Nantes, Eduardo Gurbindo, quittera la Bundesliga à la fin de la saison pour rejoindre le championnat turque et le Besiktas Istanbul. Il s’est engagé pour un contrat de deux ans.
« Gurbi » va connaître son 6ème championnat de sa riche carrière l’été prochain puisqu’il s’est engagé aujourd’hui avec le leader du championnat turque, le Besiktas Istanbul. Il pourrait croiser là-bas l’ancien capitaine des Bleus, Cédric Sorhaindo, qui s’est engagé jusqu’à la fin de la saison après son départ du Dinamo Bucarest.
Né à Pampelune, Eduardo Gurbindo a porté à 157 reprises le maillot de la sélection espagnole avec laquelle il a été sacré en 2018. Il a évolué notamment au FC Barcelone, au HBC Nantes, au Vardar Skopje et plus récemment au Dinamo Bucarest. Il a remporté cette saison la Super Coupe d’Allemagne avec le THW Kiel.
L’équipe de France féminine de handball se donne rendez-vous du 31 mars au 14 avril pour la dernière étape de qualifications à l’EHF EURO 2024, puis pour un match amical face à la Roumanie. Olivier Krumbholz a convoqué, le 12 mars dernier, 16 joueuses pour les deux premières rencontres en Italie et face à la Lettonie à Saint-Etienne. Il fait le choix, pour la deuxième semaine internationale et la rencontre amicale face à la Roumanie (le 14 avril à Clermont-Ferrand) de convoquer quatre joueuses de plus et passer son groupe à vingt.
Ce sont 4 revenantes chez les Bleues qui rejoindront le groupe France pour la deuxième semaine de stage organisée en Auvergne à partir du 14 avril prochain. En effet, le sélectionneur a décidé de rappeler en renfort Déborah Lassource, Floriane André,Aissatou Kouyaté et Audrey Dembélé de Brest. C’est une belle annonce pour Kouyaté suite à sa grave blessure survenue à l’entrainement avec les Bleues à Limoges en avril 2023 et une rupture au tendon d’Achille. C’est également le cas pour Audrey Dembélé victime d’une rupture du ligament croisé antérieur au genou droit en janvier 2023, après avoir participé au championnat d’Europe avec les Bleues.
Cesson annonce le recrutement d’un nouveau gardien, en la personne de Mate Sunjic, le gardien Croate s’est engagé avec le club Breton jusqu’en 2026. La gardien expérimenté de 37 ans quitte Ivry, où il évolue depuis 2018. Un renfort bien venue pour les Irréductibles, après avoir annoncé les départs d’Arnaud Tabarand pour Billière et Alejandro Romero qui file à Dunkerque.
L’entraineur Cessonnais, Sébastien Leriche, est ravi de la signature de son nouveau gardien : « Suite au départ d’Arnaud (Tabarand), nous souhaitions recruter un gardien de but qui avait de l’expérience et qui connaissait le championnat français. Nous sommes donc ravis que Mate nous rejoigne pour les deux prochaines saisons, le profil du joueur et de l’homme correspond parfaitement à ce que nous recherchions, il va très vite s’intégrer j’en suis persuadé. Bienvenue en Bretagne Mate! «
Mate Sunjic est reconnaissant de rejoindre les Irréductibles : « D’abord je tiens à dire que je suis très content de rejoindre le CRMHB à partir de la saison prochaine. C’est un club dont je suis le développement depuis des années et qui est devenu un club phare de la région et une valeur sûre de la LNH. Mais un club c’est d’abord les gens qui le composent et j’ai la chance de bien connaître la plupart des joueurs, le staff et des personnes qui y travaillent pour dire que le club affiche un bel état d’esprit qui me correspond entièrement »
Lancée en septembre 2021 pour accompagner la reprise du sport amateur après la période du Covid, l’opération « Au plus près des clubs » de Butagaz, permet à des clubs de handball amateurs partout en France de bénéficier d’équipements pour 2 de leurs équipes jeunes et leur propose un programme d’animation pour tenter de vivre des expériences exclusives au cœur du handball professionnel. En 2021, 40 clubs ont été sponsorisés, soit 80 équipes jeunes et plus de 900 joueurs et joueuses !
Fort de cette expérience très enrichissante, Butagaz a prolongé l’aventure en 2022 puis cette année avec 30 nouveaux clubs sélectionnés, et souhaite aller plus loin, en proposant, en plus des dotations et du programme d’animations, des expériences et récompenses à destination des bénévoles.
Cette année, Butagaz a souhaité passer par cette opération pour réaffirmer son soutien aux Equipes de France en organisant des concours visant à encourager les Bleu(e)s dans leurs deux tournois majeurs de la saison, Mondial féminin et Euro masculin. L’opération a aussi franchi un cap en organisant un concours sur Instagram, visant à gagner une rencontre avec Nikola Karabatic, ambassadeur de la marque, pour mobiliser les communautés des clubs de manière digitale. Enfin, Butagaz souhaite mettre en avant encore un peu plus les projets éco-responsables des clubs en leur demandant de présenter leurs initiatives RSE, le meilleur remportant une rencontre avec Cléopatre Darleux.
Soutenu de nouveau par la FFHB, l’appel à candidatures a rencontré un réel succès et a permis de sélectionner 30 nouveaux clubs, en s’appuyant avec des critères relatifs à leur dynamisme, à leur localisation et à la mixité de leur projet. Pour la sélection des dossiers, l’accent a eté mis cette année sur les projets éco-responsables que portent les clubs au quotidien avec notamment le tri des déchets, le plastique à usage unique, la ramasse des déchets, etc…)
Au total, Butagaz sponsorise 100 clubs amateurs, 200 équipes jeunes et près de 2400 handballeurs et handballeuses !
Les clubs 2023/2024 sélectionnés
OC Autun, ASPTT Chateauroux 36, Lescar handball, CO Chateaurenardais, Angers Handball Club, handball Club Langogne-Lafayette, Avenir Pailleton, Mermoz Racing Club, RC Arras HB, Val’Drome Handball, HBC Wambrechies, AS Gournay Pays de Bray HB, Luxueuil Handball, Guiscard HBC, AL Cancale, SA Saint Severin Handball, Strasbourg Sud, US Saintes Handball, HB Rochettois, Broceli Hand, Ouest Tarn Handball, Queven Guidel Handball, Plouvorn HB, ASPTT Saint Lo Manche Handball, Courbevoie Handball, Reims Club Europe Handball, ASAEL Longpre les Corps Saints, Handball Club Commercy, St Hilaire:St JEan d’Y Handball, HBC Chenove.
Laura Flippes sera de retour à Metz Handball la saison prochaine. L’arrière droite va quitter la Roumanie et revenir en France après une saison à l’étranger.
C’est le gros coup réalisé par le club lorrain. Laura Flippes a signé pour trois ans au Metz Handball. Formée en Moselle, la gauchère était partie en pleine pandémie dans le club de Paris 92. L’an dernier, après trois saisons dans la capitale, elle décide de tenter une expérience à l’étranger. Elle s’envole vers la Roumanie pour deux ans au CSM Bucarest. Finalement après seulement une saison, l’arrière-ailière quitte le club roumain qui l’a libérée pour revenir dans son club formateur où elle y a déjà évolué sept années.
L’opération a pu être réalisée « grâce à un échange avec Alina Grisjeels » explique le président Thierry Weizman au Républicain Lorrain. L’Allemande réalise donc le chemin inverse de l’internationale française. Mais avant la saison prochaine, Laura Flippes retrouvera Metz Handball dès cette saison avec le choc en quart de finale de Ligue des champions entre Metz et le CSM.
Après avoir remporté le premier duel il y a 3 jours en demi-finale de la Coupe de France, les Nantais recevaient les Toulousains ce dimanche en clôture de la 21ème journée. Vainqueur dans les Hauts-de-France pour aller défendre son titre à Bercy dans moins d’un mois, le H se devait d’enchaîner en championnat. Chose réussie, Nantes s’est imposé aisément devant son public (40-30).
Une première mi-temps équilibrée
Il n’est pas forcément facile de gérer ce type d’enchaînement de match contre un même adversaire pour les entraîneurs. Les deux formations nous ont proposé un acte équilibré en se rendant coup pour coup durant les premières minutes. Comme un symbole, le premier à allumer la »mèche » dans la H Arena est Ayyoub Abdi, futur Nantais l’année prochaine (0-1, 1′).
Les hommes de Danijel Andelkovic jouaient les coups à fond et ne lâchaient pas les Nantais, qui voulaient se détacher rapidement durant les premières minutes en imposant beaucoup de rythme (6-4, 7′). Le H a connu un petit trou d’air dans cette première mi-temps, ce qui a permis au Phénix de recoller au score et même de prendre les devants dans cette partie (6-7, 11′) avec un Erwin Feuchtmann très performant offensivement dans le premier acte (5 buts). Les Nantais sont revenus aux fondamentaux : la défense et le combat, pour passer ce moment difficile. Le changement de gardien effectué par Gregory Cojean, avec l’entrée d’Ivan Pesic, a aidé les Nantais à reprendre le score (13-12, 20′).
Dans les dix dernières minutes, l’intensité montait d’un cran, ce sont les Nantais qui géraient mieux cette fin de première mi-temps. Le H enflamme sa salle une nouvelle fois, à guichets fermés, pour prendre trois buts d’avance avant de rentrer au vestiaire (18-15, 30′).
Un deuxième acte à sens unique
Au retour des vestiaires, les Nantais revenaient comme des bêtes remontés à bloc. Avec une défense solide, un Ivan Pesic en feu et un Thibaud Briet royale avec trois buts en cinq premières minutes, le H prenait une avance confortable (22-15, 35′).
Le Phénix ne trouvait plus aucune solution offensivement, il a fallu attendre dix minutes dans cette deuxième mi-temps pour voir le premier but toulousain par l’intermédiaire de Gabriel Nyembo (24-16, 40′). Le grand passage à vide des hommes de Danijel Andelkovic, provoqué en grande partie par l’intensité nantaise, n’a pas permis aux Toulousains de rivaliser avec le H dans cette seconde période. La fratrie Briet se rendait coup pour coup offensivement dans ce match (29-20, 45′).
Les joueurs de la cité des ducs de Bretagne voulaient se faire plaisir ce soir et rendre une copie sérieuse. Le public a eu droit à un festival de buts ce soir (quarante au total). Les Nantais étaient physiquement plus frais face à des Toulousains en perdition durant la seconde mi-temps. Gregory Cojean en a profité pour faire tourner l’effectif et donner du temps de jeu aux jeunes joueurs. Le H s’est imposé (40-30).
Les réactions :
Thibaud Briet est revenu sur ce match : »On voulait ce soir être super agressif en défense, réaliser des parades de gardiens, marquer beaucoup de buts en étant rigoureux. On avait bien préparé le match techniquement, chose qu’il faut maintenir pour les grandes échéances qui vont arriver ».
Gregory Cojean est également revenu sur cette rencontre : »Au-delà des statistiques, j’ai bien aimé la façon dont on a abordé le match avec sérieux et rigueur. La première mi-temps a été de très bon niveau, nous perdons peu de ballons contrairement à jeudi dernier, ce qui nous permet de marquer 18 buts à ce moment-là. Il y a eu de la qualité de shoot grâce au mouvement offensif en identifiant les zones à attaquer. » Un entraîneur satisfait qui se projette sur le match à Aix.
Les Héraultais et le PSG déroulent à l’extérieur
Dans les autres matchs de ce dimanche, les favoris ont fait respecter la logique.
Le PSG se déplaçait à Limoges pour enchaîner après sa qualification acquise en finale de la Coupe de France à Montpellier jeudi dernier. Les partenaires de Luc Steins, en grande forme avec 6 buts, se sont imposés aisément sur le score de (29-36). Les joueurs de la capitale se rapprochent petit à petit d’un nouveau titre de champions de France avec cette victoire.
Dans l’autre match de l’après-midi, les Montpelliérains voulaient se relancer après la désillusion de jeudi dernier en perdant dans les derniers instants face au PSG, alors que le match était équilibré. Ils se déplaçaient à Créteil, avant-dernier du championnat. Les hommes de Patrice Canayer se sont rattrapés en s’imposant brillamment (26-35).
Pauletta FOPPA of Brest during the Womens Ligue Butaguaz Energie match between Metz Handball and Brest Bretagne Handball at Arenes de Metz on January 17, 2024 in Metz, France. (Photo by Emma da Silva/Icon Sport)
Le match nul aurait pu suffire aux Brestoises pour se qualifier pour les quarts de finale de la ligue des champions, en s’imposant de deux buts au match aller en Hongrie (28-30). Mais les joueuses de FTC, habituées de ces matchs à fort enjeu (souvenez-vous du mauvais souvenir laissé à Metz l’année dernière), ont été plus régulières, plus confiantes, et plus convaincantes.
Une place pour les quarts de finale
Dès l’entame de match, les deux équipes se rendent coup pour coup. Et malgré les premières parades de Julie Foggea, ce sont les Hongroises qui creusent le premier écart du match portées par ses cadres expérimentées, Andrea Lekic, Katrin Klujber et Emily Bölk (6-8, 11’). Les attaques sont plutôt longues, construites, mais plus poussives chez les Brestoises qui manquent le cadre à plusieurs reprises. La nouvelle réalisation de FTC sur la base arrière conduit Pablo Morel à poser son premier temps-mort (7-12, 18’). Un temps mort qui tourne à leur avantage, en infligeant un 4-0 aux Hongroises grâce aux réalisations d’Alicia Toublanc (4/4) et de Valeriia Maslova (4/6) (11-12, 25’).
Mais le combat livré par la défense hongroise permet de déjouer le BBH qui perd encore des ballons. Les dernières minutes de cette première mi-temps tourne à l’avantage de FTC qui regagne le vestiaire avec une belle longueur d’avance (12-16, MT).
La différence de Janurik
De retour des vestiaires, les Brestoises donnent le ton et rattrapent très vite leur retard (16-17, 34’). Mais les parades de Kinga Janurik qui lit parfaitement les tentatives de Maslova, permettent de stopper l’élan. Angela Malestein est impériale sur son côté droit (4/5) et enfonce le clou (16-20, 38’). La différence est clairement faite par la gardienne hongroise qui domine cette deuxième mi-temps et avoisine les 40% d’arrêts (18-22, 45’). Morel décide alors de faire entrer Cléopatre Darleux à la 47’ pour tenter l’exploit.
Mais tout semble se dessiner pour les Hongroises qui contrôlent parfaitement le tableau d’affichage avec la neuvième réalisation de Malestein. Et malgré la percussion de Pauletta Foppa, le temps continue de s’écouler à l’avantage de FTC (21-26, 52’). Le match promet un suspense jusqu’à la dernière seconde, puisque les Brestoises se retrouvent en double supériorité numérique à un moment crucial (24-27, 56’). Mais l’attaque hongroise est une nouvelle fois plus tranchante à l’image d’Emily Bölk qui trouve la lucarne (7/10) et inscrit la balle de +5. Allan Heine Pedersen savoure son dernier temps-mort dans les vingt dernières secondes de ce match, le match est plié.
Le BBH n’ira pas au Final Four cette année, en s’inclinant à domicile contre FTC 26 à 31.
Nous nous retrouverons donc les 27-28 avril et 4-5 mai prochain pour suivre les quarts de finales qui opposeront :
Marie Sajka (Neptunes de Nantes) – Crédit photo : Théo Brachu
Les Neptunes de Nantes se déplaçaient à Sola, en Norvège, pour le match retour de son quart de finale d’European League, qualificatif pour le Final 4 qui se déroulera à Graz, les 11 et 12 mai prochains.
Après une victoire de quatre buts à l’aller, les Nantaises devaient faire un match plein en Norvège afin de se qualifier pour le Final 4 de l’European League.
Un duel de gardiennes avant le break
Comme à l’aller, Floriane André commence dans les buts de la plus belle des manières, avec trois arrêts consécutifs. Dans le même temps, Kelly Vollebregt ouvre le score pour les Neptunes et Rikke Granlund arrête le premier tir d’Orlane Ahanda, avant qu’elle ne tire au-dessus du but norvégien. Le duel entre les gardiennes se poursuit, les ballons se perdent en attaque, les deux équipes s’observent et le score reste bloqué à 0 – 1. Il a fallu attendre la sixième minute pour voir Sola ouvrir son compteur avec un but de Camilla Herrem, en supériorité numérique (1 – 1, 6′). Le jeu s’accélère, Ahanda répond par trois fois aux Norvégiennes, Hélène Fauske fait son entrée et marque son premier but qui permet à son équipe de mener pour la première fois de deux longueurs (3 – 5, 10′). Pour autant, les joueuses de Sola ne se laissent pas distancer et reprennent le jeu à leur compte, affligeant un 3 – 0 aux Nantaises (6 – 5, 12′). Les Neptunes reviennent dans la partie grâce à l’inépuisable Marine Dupuis, reprennent deux longueurs d’avance, mais se font à nouveau recoller au score grâce à un tir contré par la défense qui trompe Floriane André. Carin Stromberg, entrée sur son poste d’arrière gauche, apporte de nouvelles solutions à ses coéquipières, provoquant plusieurs jets de sept mètres convertis par Marine Dupuis ou des tirs entre les postes 1 et 2. Le banc norvégien s’agace et prend un carton jaune. Les Nantaises accélèrent, Floriane André écœure ses adversaires (10 arrêts sur 20 tirs en première période), à l’image d’une Camilla Herrem qui refuse même un shoot à l’aile qui semblait pourtant à sa portée. La première mi-temps est conclue par une magnifique kung-fu entre Emilie Bellec, à l’aide droite, et Léna Grandveau, en position d’arrière gauche. Les Nantaises rentrent aux vestiaires sur le score de 10 à 17, soit onze buts d’avance au total sur les locales.
Marie Sajka impériale dans les airs
A la reprise, Floriane André, après sa belle partition en première mi-temps, reste dans les cages. Les deux équipes se rendent coup pour coup et Léna Grandveau est sévèrement sanctionnée d’une deuxième exclusion temporaire pour ceinturage. Les Norvégiennes en profitent pour revenir à cinq longueurs par l’intermédiaire de Malin Holta, par deux fois, mais Marine Dupuis et Orlane Ahanda poursuivent leur festival offensif (15 – 21, 37′). A l’image d’un secteur central Ondono-Bergum plus agressif, les Nantaises remettent de la leur rigueur en défense et Marie Sajka ouvre son compteur à la quarantième minute (17 – 23, 40′). S’en suit un festival de l’arrière française qui offre quatre buts d’affilés à son équipe. Après un temps mort posé par Sola, Tamara Horacek, Floriane André, dans le but vide, et Naémi Ardouin, entrée à la place de Marine Dupuis, portent l’écart à dix buts (21 – 31, 52′). Malgré la différence de buts, les Norvégiennes maintiennent leur effort, offrant une fin de match de qualité à leur public, en témoigne la roucoulette de Camilla Herrem entre les jambes de Jessica Ryde, entrée en jeu pour les dix dernières minutes. Marie Sajka s’offre quatre buts supplémentaires, réalisant un sans-faute (8/8), avant que Carin Stromberg ne scelle le score final : 30 – 39.
Avec une très belle performance collective à Sola, les Neptunes de Nantes valident leur ticket pour Graz et le Final 4 de l’European League.
Le tirage au sort des demi-finales du Final 4 aura lieu mardi, à 11h00, à Graz.
Les autres qualifiés pour le Final 4 H.C. Dunarea Braila 26 – 25HC Podravka Vegeta (68 – 51) CS Gloria 2018 BN 27 – 25 Motherson Mosonmagyarovari KC (59 – 55) Storhamar Handball Elite 33 – 26 Thüringer HC (72 – 61)
Dans le traditionnel derby du Nord de l’Allemagne hier, le THW Kiel s’est incliné lourdement face à Flensburg (26-33). Après cette défaite, Kiel pointe à la 5e place du classement et s’éloigne du podium puisque les Zèbres accusent désormais 5 points du retard sur Flensburg (3e, 39 pts) et 8 points sur Magdeburg (2e, 42 pts). Il reste 10 matchs aux Kielers pour redresser au mieux le tir.
La saison continue d’être difficile pour le THW Kiel en Bundesliga. Si tout se passe très bien pour Samir Bellahcene et ses copains en Ligue des Champions (qualifiés directement pour les quarts de finale), c’est nettement moins le cas en Allemagne. Hier, les Zèbres ont concédé leur septième défaite de la saison, face au rival Flensburg (26-33). Ce nouveau revers hypothèque sérieusement les chances de qualification pour la Ligue des Champions pour Kiel.
Le match a globalement été à sens unique hier. Les plus de 10000 spectateurs de la Wunderino Arena ont malheureusement dû se résigner : Flensburg était au-dessus du THW Kiel hier. Dans le sillage de l’excellent pivot allemand Johannes Golla (9 buts), Gottfridsson, Pytlick ou encore Moller ont pilonné la défense des Zèbres qui a bien souffert. Et comme offensivement, les opérations n’ont pas été très toujours bien menées, Kiel s’est retrouvé à courir après le score littéralement tout le match.
On a pu croire en début de deuxième mi-temps que le THW allait reprendre les choses en main (14-14, 33e), mais Flensburg n’a pas cédé et a su ré-accélérer pour infliger finalement une défaite historique à son voisin et rival (26-33). Samir Bellahcene, rentré un petit quart d’heure au relais du Tchèque Mrkva, n’a pas pu changer le cours de l’histoire malgré 3 arrêts. Kiel s’incline et dit définitivement adieu à son titre de champion ainsi qu’au podium sans doute.
Choc dans la course à l’Europe pour cette 21e journée de Liquy Moly Starligue, l’USAM recevait Saint-Raphaël. Après deux déroutes avant la trêve internationale, face à Montpellier et Toulouse, les Nîmois devaient se reprendre devant leur public. Dans une ambiance de feu, un match d’attaque et de jeu rapide, ce sont bien les locaux qui auront le dernier mot (Score final, 39-37).
Dès le coup d’envoi, donné par les Raphaëlois, pas de round d’observation entre les deux équipes, grâce à du jeu rapide, elles vont se rendre coup pour coup, mais par l’intermédiaire d’un Joze Baznik en forme (8 parades), les Nîmois vont parvenir à faire un premier break (10′, 6-4). Sur contre-attaque, les locaux vont continuer de faire courir Saint-Raphaël, qui se retrouve quelque peu dépassé sur le repli défensif, Gueric Vincent traverse le terrain en un rien de temps et transperce Angel Da Rosa, totalement abandonné par sa défense (30′, 18-15). L’exclusion de Mohab Abdelak, qui écope d’un carton rouge dans les dernières secondes de la première période, pour une main au visage sur Chema Marquez, vient quelque peu ternir ce très bon début de match.
L’accélération fatale des Nîmois
Au retour des vestiaires, les Raphaëlois vont croire revenir sur les locaux en enchaînant deux buts coup sur coup, mais L’USAM est revenu avec encore plus d’envie et l’objectif de taper fort, ils vont monter d’un cran encore l’intensité. Après 15 minutes de jeu Jean-Jacques Acquevillo marquer un nouveau but sur contre-attaque et porter la différence à +7 (41′, 27-21). À 15 minutes de la fin du match et avec une avance de 7 longueurs, on ne voyait pas comment ils pouvaient laisser ce match leur échapper, sauf que le virevoltant Chema Marquez va venir semer le doute. Mais l’ancien raphaëlois, Alexandre Demaille, va venir réaliser les parades nécessaires pour doucher les espoirs des visiteurs qui pourront s’en vouloir d’avoir trop subit le jeu rapide adverse en seconde période. Nîmes se fait peur sur la fin du match, mais parvient à capitaliser sur leur large avance pour retrouver le chemin de la victoire (score final, 39-37).
Le 10 mars dernier, le pôle des Hauts-de-France a remporté les Interpoles en disposant en finale de la Normandie (23-27). La victoire des Nordistes a conclu en beauté une semaine exceptionnelle qui sert principalement à détecter les talents dans le parcours de performance fédéral.
Mais les Interpoles, c’est aussi une semaine inoubliable pour ces jeunes entre 15 et 18 ans, qui touchent du doigt leur rêve : rejoindre le monde professionnel. La compétition est dense avec presqu’un match par jour et réunit les meilleurs joueurs de France (et cette année de Croatie et de Belgique). Bref, pendant une semaine, ces lycéens ont la possibilité de vivre une compétition sur plusieurs jours, à l’image de ce que vivent leurs idoles chaque mois de janvier pendant les compétitions internationales.
Le jeune vidéaste Antoine Guille a suivi l’équipe championne de France pendant cette belle aventure. Les Nordistes, entraînés par Yohann Delattre, ont réalisé une compétition parfaite sur le terrain, enchaînant les exploits. Grâce à ce documentaire de 50 minutes, on rentre également dans les coulisses de leur sacre, assistant aux préparations d’avant-match, aux discours des entraîneurs et à des scènes hors terrain. Ce film est un beau souvenir pour les coéquipiers du capitaine Clément Melin et leurs proches. Mais c’est également l’occasion d’appréhender un peu mieux la recherche de la performance chez les jeunes handballeurs français. Enfin, on peut voir avec émotion comment notre sport permet de lier à jamais des destins de jeunes hommes a priori très différents.
Les quatre matchs en ouverture de la 21e journée de Starligue revêtaient des enjeux différents. En haut de tableau, Chambéry et Aix s’affrontaient pour rêver encore d’Europe. Les Savoyards ont solidement pris le dessus sur leurs visiteurs du soir (32-26). Plus bas dans le classement, Dunkerque a dominé Saran (31-24) et s’est éloigné, semble-t-il définitivement de la zone rouge. Cesson-Rennes a réalisé un carton à Chartres et respire également mieux ce matin (31-39). Enfin, Ivry a corrigé le promu Dijon (33-23) dans un match crucial pour le maintien.
« Dès que le printemps revient ». Il y a 60 ans, Hugues Aufray chantait cette jolie balade un peu mélancolique à propos du printemps, cette saison où naissent les premières amours mais également où elles disparaissent. Le printemps est de retour, il reste moins de 10 matchs à jouer en Starligue et certains vont rêver de titre et d’Europe en ce printemps, exulter et s’enthousiasmer. D’autres vont souffrir dans la lutte pour le maintien et quitteront peut-être la Starligue à la fin du printemps. Ah l’amour… euh pardon la Starligue !
Après 3 revers de rang (Saint-Raphaël, Chartres et Paris), Chambéry devait réagir en recevant un concurrent direct pour la 5e place : Aix. Les hommes d’Erick Mathé ont été présents au rendez-vous. Au terme d’une première mi-temps très sérieuse, ils disposent d’une avance solide (20-14). Les arrêts d’Hodzic, l’impact de Rodrigues, la maestria de Skube, la solidité de Paturel, chacun apporte sa pierre à un bel édifice. Côté aixois, Gaby Loesch (7/8) est un peu un capitaine abandonné (autre tube d’une autre époque) ce soir. Les Provençaux sont dépassés dans le premier acte et ne peuvent retourner la situation en deuxième mi-temps. Ils s’inclinent sèchement (32-26), perdent même le goal average particulier et revoient les Chambériens revenir à leur hauteur. Côté Chambéry, la belle soirée d’hier lance parfaitement la dernière ligne droite vers une hypothétique qualification européenne.
Dunkerque et Cesson-Rennes soufflent
Tom Pelayo (US Dunkerque Grand Littoral HB)
Mal embarqués en ce début de printemps, Dunkerque et Cesson-Rennes sont englués dans le bas de tableau, à quelques encablures des relégables. Hier soir, leurs deux victoires respectives leur permettent d’espérer une fin de saison moins stressante que leurs petits camarades. A domicile, Dunkerque a pris le dessus sur Saran grâce à un très bon départ : 9-4 après 5 minutes. Malgré beaucoup de bonne volonté, les Septors n’arrivent pas à refaire leur retard. Chez les locaux, les cadres sont au rendez-vous : Kieffer fait des arrêts (14 à 40 %), Pelayo et Kragh enfilent les buts (9 chacun), Faustin gère la distribution (8 passes), tandis que l’ancien Nagy donne le ton en défense. Les ingrédients sont au rendez-vous et permettent à l’USDK de s’imposer sereinement (31-24) et d’envisager une fin de saison plus positive. Côté Septors, il va falloir s’arracher pour rester en Starligue. Les Loiretains sont premiers non relégables avec 2 petits points d’avance sur Créteil.
Cesson record !
Cesson-Rennes est allé chercher un succès important et périlleux à Chartres (31-39). Les Chartrains qui restaient sur 4 matchs sans défaite, dont un nul de prestige face à Nantes ont craqué dans le deuxième acte. Alors qu’ils étaient au coude à coude à 15 minutes du terme (28-28, 45e), la lumière s’est éteinte pour Chartres et Cesson-Rennes a accéléré, concluant le dernier quart d’heure par un cinglant 3-11. Dans le sillage de Molinié (8 buts) et d’Ekren (7 buts) les Bretons se sont livrés à un festival offensif assez rarement vu. Sauf erreur de ma part (supporters bretons, vous êtes invités à me corriger), jamais dans son histoire en Starligue, Cesson n’avait autant marqué !
Avec ce succès, le troisième en quatre matchs, Cesson-Rennes peut également voir venir plus sereinement la fin de saison puisque les hommes de Leriche disposent de 8 points d’avance sur le premier relégable.
Antonin Mohamed (US Ivry HB)
Ivry se donne de l’air
L’US Ivry a largement dominé Dijon sur le score de 33-23 et prend une bonne marge sur la zone de relégation. Les Franciliens n’ont jamais tremblé dans cette rencontre, seulement menés à une reprise après huit minutes sur un but à l’aile de Yannis Mancelle (4-5, 8’). Mais ensuite, l’US Ivry a parfaitement maîtrisé son sujet. Léo Martinez s’offre deux des trois buts de son équipe et permet à ses coéquipiers de prendre quatre longueurs d’avance (12-8, 17’). Les Ivryens comptent jusqu’à sept buts d’avance dans ce premier acte lorsque Antonin Mohamed réussit son jet de sept mètres mais les Dijonnais montrent du caractère offensivement pour marquer trois buts à la suite avec un dernier d’Arthur Pecaud (17-13, M-T).
12 minutes et 43 minutes, c’est le temps avant que les Bourguignons n’inscrivent leur premier but dans cette seconde période. Les poteaux et les nombreux arrêts de David Bernard écœurent les visiteurs dans ce début de seconde période. Il en réalise 12 sur l’ensemble du match à 34% d’arrêts (22-14, 43’). Les Côte d’Oriens n’ont jamais été en mesure d’inquiéter des Franciliens sûrs de leurs faits sur cette rencontre. De nombreuses maladresses offensives malgré les opportunités n’ont pas permis à Dijon d’accrocher Ivry. Au final, le score est large en faveur des locaux 33-23 avec un goal-average de +10. Ils prennent sept points d’avance sur la lanterne rouge dijonnaise.
Christoph (à gauche) Kentin Mahé (au centre) Gudjon Valur Sigurdsson (à droite) Crédit : VfL Gummersbach
Comme annoncé il y a plusieurs mois, Kentin Mahéva quitter Veszprém. C’est désormais officiel, il va poser ses bagages dans une ville qu’il connait bien, Gummersbach. Il sera sous les ordres de Gudjon Valur Sigurdsson, pour les 3 prochaines saisons. Après 6 ans passés en Hongrie, un passage marqué par une finale de League des Champions et de nombreux titres : deux championnats de Hongrie, trois Coupes de Hongrie et trois titres de la Ligue SEHA.
Le champion d’Europe tricolore, à 32 ans veut encore remporter des titres : « Nous avons beaucoup de projets pour le VfL. Je suis ravi de pouvoir faire partie de cette histoire, qui, je l’espère, ramènera le VfL là où je pense qu’il appartient ».
Son nouveau président, Christoph Schindler se félicite de cette signature, pleine d’ambitions : « C’est une excellente nouvelle pour l’équipe, mais aussi pour tous les fans et partenaires, qu’un joueur international d’une telle envergure rejoigne le VfL Gummersbach »
Plan de Cuques annonce la signature de l’arrière droite Laureen Dembele pour les deux saisons à venir.
Laureen Dembélé, soeur jumelle d’Audrey, qui joue au Brest Bretagne Handball, paraphe un contrat de deux saisons avec les Provençales. Après l’annonce de l’arrivée de Nele Antonissen, Plan de Cuques officialise sa deuxième recrue pour la saison à venir. Passée par Fleury les Aubrais et Metz, Dembélé quitte l’OGC Nice avec qui elle avait signé son premier contrat professionnel, il y a deux ans.
Laureen Dembele, dans le communiqué du club : «Je suis très contente de rejoindre le club de Plan-de-Cuques et de faire partie de ce projet ambitieux. J’apporterai mes compétences et connaissances pour permettre au club d’atteindre ses objectifs. J’ai hâte de rencontrer mes coéquipières, le staff, les bénévoles ainsi que les supporters afin qu’on aille le plus loin possible ensemble. À très vite ! »
Angélique Spincer, entraîneure du HBPC, à propos de la jeune arrière: «Nous sommes très heureux d’accueillir Laureen dans les rangs du HBPC. Dotée d’un physique intéressant, elle apportera une nouvelle dimension à notre secteur défensif ainsi qu’à notre côté droit d’attaque. Le potentiel de cette jeune joueuse est indéniable, à nous de l’accompagner pour lui donner le maximum de confiance pour qu’elle puisse faire progresser l’équipe».
Paris 92 annonce sa première arrivée pour la saison prochaine avec la jeune arrière gauche Elisa Techer en provenance du BBH.
Arrivée en Bretagne en 2022, à 18 ans, après un passage par le pôle de Fleury, la jeune réunionnaise arrive au Paris 92 avec l’espoir d’un temps de jeu plus important, barrée par Audrey Dembélé et Shandy Barbosa. Elle formera la paire d’arrières gauche du club francilien avec Coura Kanouté. Elisa Techer aura la responsabilité de remplacer, la géante croate, Ćamila Mičijević, en partance pour Craiova. Elle paraphe un contrat de trois saisons avec les actuelles quatrièmes de LBE.
Elisa Techer, dans le communiqué du Paris 92 : «Je suis extrêmement honorée et excitée de rejoindre le club de Paris 92. C’est une super opportunité pour moi, un nouveau chapitre passionnant dans ma carrière de handballeuse professionnelle. Je suis déterminée à donner le meilleur de moi-même pour aider l’équipe à atteindre ses objectifs. » Elisa Techer
Stéphane Plantin, future entraîneur à propos de sa jeune recrue : «Élisa est une joueuse puissante avec des qualités des 2 côtés du terrain. Elle a une belle marge de progression et formera une doublette sur le poste d’arrière gauche avec Coura. Nous aurons 2 jeunes joueuses à fort potentiel qui doivent nous apporter leur fraîcheur et leur talent sur ce poste ».
Chouchou de l’Euro 2024 avec les ÎlesFéroé, Elias Ellefsen á Skipagøtu a été élu meilleur jeune joueur du monde en 2023 par l’IHF. L’année 2023 a été belle pour le fantastique meneur de jeu de 21 ans puisqu’il a rejoint en juillet dernier le mythique club allemand du THW Kiel.
Avant cela, il avait brillé avec son pays au Mondial Junior 2023. « Skippy » avait fini co-meilleur buteur et meilleur passeur de la compétition, impliqué sur plus de 100 buts, entraînant dans son sillage ses copains féroïens. Les Îles Féroé ont finalement terminé la compétition à la 7e place, un résultat historique pour le pays de 54 000 habitants.
Pour son premier match de la saison en Bundesliga , la pépite des îles Féroé Elias Ellefsen a Skipagotu a déjà frappé pic.twitter.com/aUPbaGPiCa
Depuis septembre, Skipagotu s’est installé tranquillement dans l’armada du THW Kiel, où il fréquente le gardien français Samir Bellahcène. Si Kiel souffre un peu en Bundesliga, les Zèbres ont réalisé une première phase de Ligue des Champions idéale. Le bondissant « Skippy » et ses éclairs de génie n’y sont pas totalement étrangers.
Habitué des trophées et des récompenses individuelles depuis son éclosion en 2021, Mathias Gidsel a obtenu aujourd’hui le graal individuel. L’IHF a en effet élu l’arrière droit danois meilleur joueur du monde en 2023. Cela récompense une année stratosphérique de la part du génie de Berlin.
A 25 ans, Gidsel est en train de marquer (très rapidement) l’histoire du handball. Champion du Monde en janvier 2023 avec le Danemark, le gaucher a également remporté la Ligue européenne avec Berlin en mai. Il a donc conquis deux titres majeurs, auxquels il faut ajouter les récompenses individuelles puisque Gidsel a été MVP et meilleur buteur du Mondial. Tous ces faits de gloire sur l’année lui permettent de devancer Ludovic Fabregas et Andreas Wolff.
Gidsel devient le troisième Danois de l’histoire à remporter cette prestigieuse récompense individuelle. Les Danois dominent d’ailleurs outrageusement le palmarès ces derniers temps puisque cela fait quatre éditions consécutives que c’est un de leurs compatriotes qui est élu meilleur joueur du monde : Niklas Landin (2021, 2019) et Mikkel Hansen (2018).
L’arrière gauche norvègienne Henny Reistad a été sacre aujourd’hui meilleure joueuse du monde 2023 suite à l’élection organisée par l’IHF. Elle devance la capitaine des Bleues également nommée, Estelle Nze Minko.
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Depuis ses débuts avec l’équipe nationale féminine senior de Norvège en 2018, Henny Reistad est devenue l’une des joueuses les plus talentueuses du monde, ayant déjà atteint la finale du Championnat du monde féminin de l’IHF à deux reprises, en Espagne en 2021, où elle a remporté la médaille d’or, et en 2023 avec la médaille d’argent lors de la finale remportée par la France. Après avoir été nommée dans la All Stars Team du Mondial 2021, elle était sacrée MVP du dernier mondial en décembre dernier. Lors de la saison 2022/2023, elle était la meilleure marqueuse de la saison de ligue des champions avec son club de la Team Esbjerg avec 142 réalisations.
L’arrière gauche est également la septième joueuse norvégienne à remporter ce prix, après Trine Haltvik, Cecilia Leganger, Gro Hammerseng, Linn-Kristin Riegelhuth, Heidi Loke et Stine Bredal Oftedal, et la première joueuse norvégienne à remporter ce prix depuis 2019.
La fédération internationale de handball a annoncé les vainqueurs des récompenses individuelles pour l’année 2023. Sans surprise (en tout cas pour les supporters français que nous sommes), Léna Grandveau a remporté le titre de meilleure jeune joueuse de l’année. La joueuse de 21 ans, brillante au Mondial en fin d’année avec les Bleues, devance donc l’arrière droit allemande Viola Leuchter et l’arrière gauche tchèque Charlotte Cholevová.
Léna Grandveau est la première joueuse à remporter ce nouveau trophée institué par l’IHF. Habituée des récompenses individuelles en jeune, la joueuse des Neptunes de Nantes a commencé à confirmer tous les espoirs placés en elle. On espère pour elle, pour l’équipe de France (et pour nous !) que l’année 2023 n’est que le début d’une très belle carrière et d’un long règne sur la planète handball.
Si 32 équipes se battront pour tenter de décrocher un ticket pour l’Euro 2026, ce n’est pas le cas de l’Équipe de France. Déjà qualifiés, les tricolores disputeront une « nouvelle compétition » en 2025 : l’EHF Euro Cup.
Ce n’est pas vraiment une nouvelle compétition à proprement parler puisque cette dernière existait déjà avant l’Euro 2020, en Espagne. Elle est simplement nouvelle pour les Bleus. Nos récemment champions européens seront donc opposés, sur une phase aller-retour, aux trois pays organisateurs de l’Euro 2026 : Suède, Danemark et Norvège.
6 journées, 6 matchs, répartis entre novembre 2024 et mai 2025. Une occasion de patienter, mais aussi de prendre la température du niveau européen, avant d’aller défendre son titre fraichement acquis :
« Ce nouveau format de compétition nous permettra de nous étalonner face aux meilleures nations européennes. Ces oppositions nous mettront dans le rythme de cette saison 2024-2025, avec au milieu le Mondial. », explique Guillaume Gille
Le programme de l’EHF Euro Cup :
6 et 7 novembre 2024 : France-Suède / Danemark-Norvège
9 et 11 novembre 2024 : Norvège-France / Suède-Danemark
12 et 13 mars 2025 : Danemark-France / Norvège-Suède
15 et 16 mars 2025 : France-Danemark / Suède-Norvège
Ivan Pesic (HBC Nantes) (Photo by Kevin Domas/Panoramic)
Dans une rencontre brouillonne mais serrée, les Nantais sont parvenus à se défaire des Toulousains. Grâce à ce succès 28-26, le H rejoint Paris en finale de la Coupe de France.
Dans le Palais des Sports André Brouat, Toulouse recevait Nantes dans la deuxième demi-finale de la Coupe de France. Le duel s’annonçait serré entre deux équipes en forme. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aucun des deux acteurs n’a réussi à prendre le large et à se mettre à l’abri. Le début de match est un enchaînement d’erreurs techniques. Ivan Pesic en profite pour se mettre en chauffe en réalisant 4 arrêts sur les cinq premières minutes. Son homologue toulousain Jef Lettens ne se laisse pas faire et multiplie également les parades. Nantes arrive à creuser un petit écart à la 20ème minute grâce à Théo Monar (6-10). Mais les locaux ne se laissent pas faire et reviennent à deux longueurs à la pause (11-13, MT).
Le début de deuxième période reste sur les standards des 30 premières minutes. Toulousains et Nantais se rendent coup pour coup. Les locaux parviennent dans un premier temps à revenir à hauteur (17-17, 36′) grâce à l’une des six réalisations d’Ayoub Abdi. Puis Toulouse prend les devants pour la première et unique fois de la rencontre (21-20, 42′). Malgré une salle bouillante, Nantes ne s’affole pas et s’en remet en grande partie à Julien Bos, auteur de 4 des 5 derniers buts de son équipe. L’arrière droit français termine la rencontre avec un très beau 7/9 au tir, à 78% de réussite. Nantes s’impose 28-26 malgré ses 13 pertes de balles (contre 9 pour Toulouse). Les violets défieront le Paris Saint-Germain le 20 avril prochain à Bercy et tenteront de remporter la troisième Coupe de France de leur histoire !
Alors que Constance Mauny avait annoncé ne pas continuer l’aventure à Brest, barrée par Coralie Lassource et l’arrivée de Laura Kanor, Chambray Touraine Handball vient d’officialiser son retour au club.
Après six saisons en Bretagne, la native de Chambray est de retour en Touraine avec un titre de championne de France dans la poche, une Coupe de France et une finale de Ligue des Champions en 2021. Après avoir acquis de l’expérience au BBH, Constance Mauny revient aux sources, proche de sa famille, après quelques saisons en manque de temps de jeu, barrée par l’ex-capitaine des Bleues, Coralie Lassource. Nul doute qu’elle apportera de la vitesse dans le jeu de transition aux côtés de Manon Grimaud. Elle paraphe un contrat de deux ans avec le club de chambraisien.